Les cimentiers à la conquête des déchets marocains

Alors que le Maroc croule sous 7 millions de tonnes de déchets par an, les cimentiers — visés il y a deux ans par une polémique infondée sur l'importation de déchets italiens — développent aux quatre coins du royaume plusieurs projets de valorisation des déchets ménagers pour produire du combustible alternatif.

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De l’eau a coulé sous les ponts depuis l’affaire des «déchets italiens». La polémique avait conduit le gouvernement Benkirane à annoncer à la hâte l’interdiction d’importation de déchets combustibles (qui n’avait pas été mise en application), sous la pression des réseaux sociaux et des médias qui avaient décrié un procédé pourtant non dangereux et à forte valeur ajoutée environnementale : celui de l’utilisation par les cimentiers de déchets combustibles RDF (Refuse Derived Fuel) à la place de l’énergie fossile classique. Si l’Association professionnelle des cimentiers (ACP), qui regroupe les quatre principaux acteurs du secteur (Lafarge-Holcim, Ciments du Maroc, Ciments de l’Atlas et Asment Témara), veut faire oublier cet épisode et indique avoir abandonné toute velléité d’importation de déchets combustibles, elle n’a pas dit son dernier mot et lorgne désormais les décharges marocaines. En plus…

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