L' "électron-libre" Abdelaziz Aftati réintégré au Secrétariat national

Après trois années de gel de son adhésion à toute instance décisionnelle du PJD, le secrétariat général du parti à la lampe a décidé de réintégrer en son sein le controversé Abdelaziz Aftati. Une initiative qui exprime «la volonté d’ouvrir la porte à toutes les énergies du parti».

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Abdelaziz Aftati. Crédit: Rachid Tniouni

Citées par TelQuel Arabi, des sources au sein du PJD ont révélé que le dirigeant et ancien député d’Oujda, Abdelaziz Aftati, a été réintégré au Secrétariat général du parti. Cette décision intervient après la réunion de l’instance qui a eu lieu dans la soirée du 9 juillet.

L’actuel maire PJD de Marrakech, ainsi que le dirigeant influent du PJD à Tanger, Larbi Belcaid et Mohamed Amahjour sont les autres dirigeants qui siégeront désormais dans l’instance décisionnelle. « Ces ajouts reflètent la volonté du Secrétaire général (Sâad-Eddine El Othmani, ndlr) et du reste des membres d’ouvrir la porte à toutes les énergies du parti pour construire un avenir meilleur », a déclaré une source au sein du parti de la lampe à TelQuel Arabi.

Abdelaziz Aftati est réputé pour être l’« électron libre » du parti à cause de ses prises de position jugées « controversées  ». C’est d’ailleurs après l’une de ses visites à la zone frontalière entre le Maroc et Algérie, en 2015, que l’ex Secrétariat général – avec Abdelilah Benkirane à sa tête – avait décidé de geler l’adhésion d’Abdelaziz Aftati.

Les répercussions et les réactions suite à cet incident avaient même conduit d Abdelaziz Aftati à être accusé d’ « usurpation de l’identité d’un ingénieur » et de s’ « être présenté comme un élément de la gendarmerie envoyé par le chef du gouvernement dans la région ». Des accusations que le dirigeant, qui bénéficie d’une large cote de popularité à Oujda, avait réfuté en affirmant  « avoir visité une zone relevant de sa circonscription électorale ». A noter qu’Abdelaziz Aftati figurait parmi les personnalités ayant soutenu la candidature à un troisième mandat successif d’Abdelilah Benkirane au PJD.

L’ex-président du Comité de transparence et d’équité du parti est également connu pour avoir demandé la présence d’un représentant du palais royal au parlement dans le cadre de l’élaboration de la loi de Finances en 2012. Le gel de ses activités au sein du PJD l’avait conduit à refuser de se porter candidat aux élections communales de 2015 et aux législatives de 2016.

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