Les États-Unis se retirent du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU

Les États-Unis se retirent du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, a annoncé le 19 juin l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies Nikki Haley, en qualifiant cette institution de "repaire de partis pris politiques".

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Nikki Haley. Crédit: AFP PHOTO / Andrew CABALLERO-REYNOLDS

Nous prenons cette mesure parce que notre engagement ne nous permet pas de continuer à faire partie d’une organisation hypocrite et servant ses propres intérêts, qui fait des droits de l’homme un sujet de moquerie », a dit Mme Haley.

Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a indiqué qu’il regrettait le retrait des États-Unis du Conseil des droits de l’Homme que Washington a qualifié de “repaire de partis pris”.

L’ONU “aurait préféré que les États-Unis restent au Conseil des droits de l’Homme”, a déclaré le porte-parole de l’Organisation, Stéphane Dujarric, dans un communiqué.

Israël s’est félicité le 10 juin de la décision des États-Unis de se retirer du Conseil des droits de l’homme de l’ONU (CDH), accusé de parti pris anti-israélien.

« Israël remercie le président Trump, le secrétaire (d’Etat Mike) Pompeo et l’ambassadrice (américaine à l’ONU Nikki) Haley pour leur décision courageuse contre l’hypocrisie et les mensonges du soi-disant Conseil des droits de l’Homme de l’ONU », ont déclaré les services du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un communiqué.

Le CDH a été créé en 2006 pour promouvoir et protéger les droits de l’homme à travers le monde, mais ses rapports ont souvent contredit les priorités américaines.

Ce retrait américain de l’institution basée à Genève a longtemps été brandi comme une menace par Washington. Mi-2017, Nikki Haley avait appelé à une profonde réforme de l’organe principal du système onusien en matière de droits de l’Homme.

Ce n’est pas non plus une première. Il y a douze ans, l’administration du républicain George W. Bush avait déjà boycotté le CDH, avant que le démocrate Barack Obama ne décide d’y faire participer son pays à nouveau.

Depuis l’arrivée début 2017 du républicain Donald Trump à la Maison-Blanche, les États-Unis se sont retirés de l’UNESCO, ont coupé plusieurs financements à des organismes de l’ONU et ont annoncé notamment leur retrait de l’accord de Paris sur le climat et de l’accord nucléaire avec l’Iran endossé par les Nations unies.

En annonçant cette décision depuis Washington, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, a toutefois assuré que cette décision « n’est pas un retrait de nos engagements pour les droits de l’Homme ».

Cette décision « va mettre le pays en marge des initiatives mondiales cruciales pour défendre les droits de l’homme », a déploré l’ONG Human Rights Watch.

 

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