L'optimisme suffira-t-il au gazoduc Nigéria-Maroc ?

L’étude de faisabilité pour le gazoduc Nigeria-Maroc, présentée le 10 juin, acte un tracé de 5600 km serpentant parmi les Etats d'Afrique de l'Ouest. Faut-il pour autant en conclure que ce projet pharaonique est réaliste, et même souhaité par la principale concernée, la CEDEAO ? Éléments de réponse.

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Le Nigéria a soutenu le retour du Maroc au sein de l'UA ainsi que sa candidature au Conseil paix et sécurité de l'organisation. Crédit: MAP

C’est un tuyau d’environ un mètre de diamètre, qui devrait serpenter sur plus de 5.600 kilomètres, à la fois on et off-shore. Dans son itinéraire sous-marin, il serait posé sur le fond, à quelque 200 mètres de profondeur, envoyant du gaz à une pression pouvant aller jusqu’à 200 bars. Moins compressé sur son tracé terrestre, le précieux liquide serait acheminé depuis le Nigéria, premier gisement africain avec des réserves estimées à 180,1 trillions de pieds cubes, vers les quinze pays de la CEDEAO, la Mauritanie, le Maroc, et jusqu’à l’Europe.

Ce sont là les principales conclusions de la première phase, qui consistait en une étude de faisabilité. Celle-ci a été réalisée par plusieurs agences, comme l’allemande ILF, spécialisée dans le consulting et l’ingénierie des énergies et…

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