A quoi faut-il s'attendre contre l'Iran ?

Comme le Maroc, l'Iran entrevoit très peu de chances de qualification dans un groupe B hanté par le Portugal et l'Espagne. Présentation avant le match de Coupe du monde du 15 juin.

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Leur parcours

Pour les deux sélections, ce premier match est une chance d’engranger des points précieux avant d’affronter les deux ogres ibériques. Auteure d’une campagne de qualification impeccable, (6 victoires, 4 nuls, 0 défaite), la Team Melli peut se targuer d’avoir été la première sélection dans le monde à décrocher son ticket pour la Russie, grâce notamment à une victoire à domicile contre la Corée du Sud (1-0). En revanche, la phase de préparation s’est avérée difficile, avec deux victoires in extremis contre l’Ouzbékistan (1-0) et l’Estonie (1-0) ainsi qu’une défaite face à la Turquie (1-2).

Leurs atouts

Grâce à son trio d’attaque, l’Iran parvient à produire un jeu offensif remarquable en 4-3-3, basé essentiellement sur les qualités techniques des ailiers Mehdi Taremi et de Alireza Jahanbakhsh, sacré meilleur buteur de l’Erdivisie avec l’AZ Alkmaar (21 buts et 12 passes décisives en 33 matches), mais surtout le jeu de tête décisif du « Messi iranien », Serdar Azmoun, qui du haut de son mètre 86 pointe à la 5ème place du classement des buteurs historiques de la Team Melli avec 23 réalisations en 31 sélections. Une performance réalisée à seulement 23 ans.

Leurs faiblesses

La défense iranienne a été trahie par ses faiblesses lors des matches de préparation, notamment à travers des erreurs de placement du quatuor de derrière et la naïveté de son gardien Alireza Beiranvand, coupable sur le deuxième but turc, le 28 mai dernier. L’absence du taulier Jalal Hosseini, 36 ans, non-sélectionné par Carlos Queiroz, risque de s’avérer critique pour la Team Melli. « L’absence de Hosseini a été une grande surprise, d’autant plus qu’il a été capitaine pendant toute la phase des qualifications », remarque Atbin Moayedi, journaliste iranien et fondateur du podcast footballistique Gol Bezan, regrettant « sa présence et son leadership dans le vestiaire ».

Leur sélectionneur

A 65 ans, Carlos Queiroz s’apprête à disputer sa quatrième coupe du monde, ayant déjà conduit l’Iran au Mondial en 2014, le Portugal en 2010 et l’Afrique du Sud en 2002. Celui qui a assisté Sir Alex Ferguson à Manchester United entre 2002 et 2003, a également coaché le Real Madrid lors de la saison 2003/2004 avant d’être limogé et de retourner sous les ordres du lord écossais chez les Red Devils. « Au vu du groupe à sa disposition et de l’adversaire, je pense que Queiroz optera pour un football compact tout en contre-attaques contre le Maroc », prévoit Atbin Moayedi.

Carlos Queiroz, sélectionneur portugais de la Team Melli

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