Hakim El Ouardi, l’accusateur de Zafzafi

Les médias l’ont découvert avec le procès médiatisé des 54 détenus du Hirak dont il est le procureur. Au fil des audiences, il a donné des leçons de droit aux accusés, les tançant parfois et s’attirant même la sympathie de certains d’entre eux.

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Magistrat brillant, El Ouardi a été promu substitut du procureur général à la Cour d’appel de Casablanca en 2013, à tout juste 35 ans. Crédit: AFP PHOTO / FADEL SENNA

Dans le procès de Nasser Zafzafi et des 53 autres détenus du Hirak à la Chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca, le procureur Hakim El Ouardi était l’illustre inconnu. Il a été propulsé sous les feux des projecteurs suite à la médiatisation de cette affaire alors que sa profession, soumise au devoir de réserve, aurait dû maintenir le mystère autour du personnage. La justesse de ses interventions, son raffinement linguistique et son éloquence reviennent souvent sur les lèvres des journalistes habitués de la salle 7 de la Cour d’appel de Casablanca, où se poursuit le procès du Hirak.

Né en 1978 dans la médina de Casablanca, il a été remarqué par ses professeurs dès ses années étudiantes pour son intelligence.
Chez les avocats, on ressasse la pugnacité…

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