Durant le SIAM, la Fédération nationale des éleveurs producteurs laitiers (FENEPROL) a organisé un concours sur 4 jours, pour récompenser la meilleure vache laitière par race, le meilleur taureau, ou encore le meilleur mouton, selon des critères bien précis. Au total, 50 éleveurs venus de 7 régions du Maroc ont participé au concours avec quelque 128 têtes bovines.
Dans un coin du pôle élevage, sur le salon, un petit stade en U rassemble des centaines de visiteurs, étonnés par la physionomie des bêtes qui participent au concours. Les vaches font leur star. Par groupe de cinq ou six, elles défilent durant les épreuves éliminatoires qui durent 4 jours. Au total, sur les 128 têtes bovines participantes, 24 prix seront décernés aux éleveurs.
Pour sélectionner les vaches gagnantes, les organisateurs font appel à un juge agréé. Contacté par Telquel.ma, ce dernier nous explique que le choix des vaches gagnantes est basé sur une grille de critères préétablis. « La mamelle est le point le plus important à examiner, car elle représente 40 % du poids de l’évaluation finale, » explique Nicolas Perrodin. 30 % sont attribués au corps y compris la taille et les profondeurs, 15 % pour les aplombs, 10 % pour le bassin, et 5 % pour la partie bouchère.
Pour pouvoir présenter une bonne vache, les éleveurs importent des races étrangères qu’ils accouplent ici au Maroc et sélectionnent avec soin leur alimentation. Les animaux en concours sont en effet d’abord passés par une présélection devant des commissions régionales, constituées par des représentants des éleveurs, les services vétérinaires de l’ONSSA, ainsi que les services extérieurs du ministère de l’Agriculture. Ils effectuent des visites sur place, afin de vérifier les conditions techniques et sanitaires d’élevage du bétail, puis procèdent à des investigations sanitaires en laboratoire.
Les récompenses associées aux prix remportés, entre 5.000 et 11.000 dirhams, sont plus symboliques qu’autre chose. En revanche, les éleveurs nous expliquent que c’est pour eux une bonne occasion de montrer le résultat de leur travail, et de se comparer à d’autres éleveurs marocains. Pour Abdellatif Elobbi, un des éleveurs gagnants, ce concours est surtout l’occasion de se faire une réputation sur le marché. « Quand je participe au concours, il y a des gens qui viennent me chercher de partout au Maroc, pour acheter mon bétail, » témoigne-t-il.
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