L'Etat irakien renonce à la reprise de la SAMIR

L'Etat irakien était intéressé par la reprise du raffineur marocain afin de fournir le marché ouest-européen en hydrocarbures. La délégation irakienne, ayant visité la SAMIR, a finalement conclu que le projet serait irréalisable.

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Un employé de la SAMIR à la raffinerie de Mohammedia. Crédit: DR

La SAMIR ne sera pas reprise par l’Etat irakien. C’est ce qu’indique le site d’information irakien Ayn Al Iraq News dans un article publié ce jeudi 19 avril. Le média cite Dyae Moussaoui, conseiller du ministre irakien du Pétrole, Jabbar Ali al-Lueibi.

Le responsable affirme qu’«une délégation technique du ministère du Pétrole s’est rendue au Maroc pour  inspecter l’état de la raffinerie et étudier la possibilité pour le gouvernement irakien d’en bénéficier, que ce soit par l’exploitation ou l’investissement ou autre chose».

La délégation a conclu que «les résultats ne sont pas encourageants et l’affaire sera close en raison de l’état technique de la raffinerie, qui est vétuste et n’a pas d’intérêt pour l’Irak»,  selon le média irakien.

La raffinerie a été inaugurée en 1961 et se trouve en cessation d’activité depuis 2015.  «La délégation du ministère est allée (au Maroc) parce que (le projet de reprise, NDLR) représentait un intérêt commun aux deux parties. Si la raffinerie n’a pas d’intérêt pour notre pays, nous ne rentrerons pas dans ce contrat», ajoute Dyae Moussaoui.

Selon Medias24, les deux autres partenaires du projet (BB Energy et la société européenne de conseil) veulent maintenir leur offre malgré le retrait irakien. Ce qui reviendrait à chercher un autre partenaire pour le tour de table.