Dans l’enfer de l’île de Beauté

Le 5e livre d’Antoine Albertini part d’un fait divers pour décortiquer 
les arrangements avec l’immigration clandestine marocaine en Corse.

Par

Antoine Albertini est rédacteur en chef de Corse-Matin et correspondant du Monde, auteur d’un roman, La femme sans tête (Grasset, 2013).

Un Arabe a été fumé là-bas, près de l’ancienne voie ferrée”, en rase campagne corse. L’homme assassiné d’une balle dans la nuque le 16 novembre 2009 s’appelait El Hassan Msarhati. Ancien militaire marocain, il était travailleur clandestin. L’enquête n’a jamais abouti.

“Si je parle, ils me mettront une balle dans la tête”

El Hassan Msarhati
Antoine Albertini reprend les éléments, suit les différentes pistes qui ont été évoquées pour redonner un visage à la victime, retracer sa vie et, au-delà, reconstituer le contexte infernal qui a abouti au meurtre. “Si je parle, ils me mettront une balle dans la tête”, avait déclaré El Hassan Msarhati au journaliste qui l’avait interviewé avec d’autres clandestins. Peur, misère, racisme endémique… tel est le quotidien des Invisibles, exclus d’une société qui ne saurait tenir sans eux mais n’a pour eux que mépris et tolère le “racket des zoufres, c’est-à-dire des blédards”. Voire pire. Les Invisibles, une…
Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés

Rejoignez la communauté TelQuel
Vous devez être enregistré pour commenter. Si vous avez un compte, identifiez-vous

Si vous n'avez pas de compte, cliquez ici pour le créer