Youssef Ouchra, l’homme objet

Pour réaliser ce polyptyque gigantesque de 5 m de long, à mi-chemin entre photographie et performance, Youssef Ouchra a posé immobile pendant une heure avec 200 aiguilles d’acupuncture plantées sur tout le corps, qui représentent les 193 pays du globe. Une manière d'incarner son anxiété face à ces conflits qui nous rongent, dehors et dedans.

Vidéaste, performeur, installateur multidisciplinaire, l’auteur de 
“Ma taâboudoun” est l’un des artistes les plus doués de sa génération. Rencontre avec un agitateur à la bonhomie déstabilisante, qui a fait 
de sa présence physique la pierre angulaire de son œuvre.

C’est l’histoire de quelqu’un qui s’est tracé un chemin et l’a emprunté. Une préméditation qui écarte le risque. Pas de place au doute ou à la surprise. A croire que réussir dans la vie peut aussi ne pas être le fruit du hasard. Droit dans ses baskets, Youssef Ouchra choisit des études en infographie et en audiovisuel. Il touche également à la musique et au cinéma avant de s’exhiber corps et âme. Cela prend forme en 2008 à l’espace Actua d’Attijariwafa bank de Casablanca, où il participe à une installation vidéo interactive avec le collectif italien Studio Azzurro. La vidéo et encore la vidéo pour s’ouvrir progressivement à d’autres segments de création : le son, le graphisme, la performance. Bien d’autres expositions, ici comme ailleurs, font découvrir un garçon qui ne sait pas quel temps dure l’éternité. Son univers ? Vous et moi. “Ma…

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