Autoroutes du Maroc, le tour de force de Benazzouz pour sortir du gouffre

Structurellement endettée, Autoroutes du Maroc a réussi l'exploit de passer d'un déficit de 3,9 milliards de dirhams en 2016 à un bénéfice de 45 millions à fin 2017. Ce revirement inédit pour une entreprise publique est le résultat de l'ambitieuse stratégie de restructuration de la dette menée par le patron de la firme. Décryptage.

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Nommé par le roi à la tête d'ADM en 2014, Anouar Benazzouz a mis sur pied une stratégie de profilage de la dette. Crédit: Tniouni

Il y a à peine un an, le directeur général d’ADM confiait à TelQuel espérer un retour à l’équilibre à l’horizon 2023. C’est finalement dès 2017 que le miracle s’est produit, alors que l’établissement public n’avait pas été bénéficiaire depuis 2006. A-t-il été lui-même surpris par la fulgurance de sa stratégie financière, amorcée en 2014? Il reste en tout cas modeste. “Le but ultime n’est pas de devenir bénéficiaire mais de rester viable pour accomplir sa mission d’aménagement du territoire”, estimait Anouar Benazzouz. Mais la vocation de service public d’ADM ne pouvait pas pour autant justifier le déficit chronique de son activité, croulant sous le poids des charges d’intérêts d’une dette abyssale de plus de 40 milliards de dirhams. Il est certes d’usage de dire qu’ADM…

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