Les étranges bals tragiques de Tallal

Parce qu'il a opté pour une figuration libre, dans tous les sens du terme, en des temps de postindépendance où l'on se devait de pratiquer une abstraction à forte charge identitaire, cet artiste pionnier a été injustement négligé par l'establishment national d'alors. Autres temps, autres mœurs.

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Dès le début des années quatre- vingt, le fils a mis entre parenthèses sa carrière, pour mieux se consacrer à la promotion de celle de sa géniale mère, Chaïbia. Crédit: Gabriel Axeil Soussan

Il y a un an, au mois près, se tenait à l’Espace Actua à Casablanca une très belle exposition réunissant les travaux de la grande Chaïbia et ceux de Hossein Tallal. L’occasion de tordre, une fois encore, le cou à une légende persistante. Non, le fils ne doit rien à sa mère. Ce serait plutôt l’inverse. En tout cas, en termes d’antériorité et de reconnaissance internationale. Voici ce qu’écrivait déjà de lui le chroniqueur artistique parisien Jean Bouret dans Les Lettres françaises, en mai 1967 : “L’un des meilleurs peintres marocains qui soient (…) Ses œuvres sont à mille lieues de ce qu’on fait habituellement dans le petit monde artistique de Casablanca, Rabat ou Marrakech. Elles sont, par rapport aux peintures, excellentes d’ailleurs, d’un Cherkaoui, le premier cri peut-être vers la liberté de l’inspiration,…

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