La charge de la compensation alourdit les Finances publiques

En 2017, la charge de la compensation a dépassé les 15 milliards de dirhams, soit une hausse de 8,7%.  Ce qui a plombé les dépenses globales de 2,7%  avec une hausse de 5,1% de l'investissement, selon les derniers chiffres communiqués par Bank Al Maghrib.

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Abdellatif Jouahri Crédit: R. Tniouni

L’exécution budgétaire au titre de l’année 2017 fait ressortir un déficit de 3,6% du PIB. L’amélioration des recettes fiscales (32%) et des dons du Conseil de coopération du Golf (9,5 milliards de dirhams) a largement contribué à équilibrer les finances publiques qui ont connu une croissance de 5,7%.

L’exercice budgétaire s’est soldé par un déficit de 37,8 milliards de dirhams, en dépassement de 4,9 milliards par rapport à la cible de la loi de finances.

Par ailleurs, les dépenses globales ont augmenté de 2,7 % avec notamment un accroissement des dépenses des autres biens et services, des transferts aux collectivités territoriales et une hausse de l’investissement de 5,1%.

Les pronostics de la banque centrale tablent sur le maintien de l’ajustement budgétaire à moyen terme. Bank Al Maghrib se base sur les réalisations actuelles et sur l’hypothèse de la poursuite de la mobilisation des recettes, de la maîtrise des dépenses et de la concrétisation des rentrées prévues des dons du Conseil de coopération du Golfe (CCG) en 2018, soit 7 milliards de dirhams. Le déficit devrait s’établir à 3,2% du PIB en 2018 et en 2019.

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