Chada FM sanctionnée après les propos d'un fqih sur les causes du cancer de l'utérus

Chada FM sanctionnée après les propos d'un fqih sur les causes du cancer de l'utérus

L'émission "Dine Wa Dounia" a été momentanément suspendue par la HACA à la suite des propos polémiques d'Abderrahmane Essakach qui avait attribué le cancer de l'utérus aux relations sexuelles hors mariage.

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Le verdict de la HACA est tombé le 8 mars, Journée internationale des droits de la femme. Le gendarme de l’audiovisuel a ainsi décidé de suspendre Chada FM, pendant l’heure habituelle de la diffusion de l’émission « Dine wa Dounia » durant deux semaines et ordonne à la société Chada Radio de prendre « les dispositions nécessaires pour l’exécution de cette décision », annonce un communiqué diffusé ce vendredi.

En cause, les propos polémiques d’Abderrahmane Essakach, tenus le 19 janvier à l’antenne. Le fqih affirmait en substance que le cancer de l’utérus est provoqué par les relations sexuelles hors mariage ou par l’adultère. Le prédicateur expliquait que le sperme du mari imprimait une sorte de marqueur dans le vagin de la femme.

Ces propos avaient suscité un grand tollé. « Est-il normal que dans le Maroc du 21e siècle, ayant de si grandes ambitions pour se moderniser, éduquer sa population et lutter contre l’obscurantisme religieux, de permettre encore ce genre d’idioties ? Est-il acceptable que des responsables de chaînes de radio puissent donner l’antenne à des fqihs aussi ignares pour informer et orienter notre population », s’indignait la sociologue et militante Soumaya Naamane Guessous, sur Facebook.

Moins d’une semaine plus tard, la chaîne avait répondu dans un communiqué à ses détracteurs, s’insurgeant contre « un assaut médiatique ». « Certains ont utilisé les déclarations de Mr Sekkach à tort et à travers et lui ont fait dire plus que ce qu’elles ne contiennent« , s’est défendu Chada FM, précisant que seule la seule autorité habilitée et autorisée à surveiller le contenu diffusé sur les ondes est la HACA.

Le gendarme de l’audiovisuel n’a pas tardé à se saisir de l’affaire, inscrivant le sujet à l’ordre du jour lors de la session ordinaire du Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) le 1er février.

L’autorité rappelle une disposition de l’article 8 du cahier des charges: « La dignité de la personne humaine constitue l’une des composantes de l’ordre public. Il ne saurait y être dérogé par des conventions particulières, même si le consentement est exprimé par la personne intéressée. A cet effet, l’Opérateur veille, dans ses émissions, au respect de la personne humaine, de sa dignité, et à la préservation de sa vie privée« .

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