Le Fonds d’équipement communal durcit ses règles d’accès au crédit

Alors que plusieurs responsables communaux dénoncent la difficulté de l'accès au financement du Fonds d'équipement communal (FEC), sa direction confirme le durcissement des conditions d'obtention des crédits qu'il accorde.

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Les rapports de la Cour des comptes, depuis les derniers mois, font toujours référence aux dysfonctionnements dans la gestion des ressources financières au niveau des collectivités territoriales (CT). Le Ministère de l’Intérieur en fait son cheval de bataille et resserre l’étau autour des élus locaux concernant notamment les financements réclamés auprès du Fonds d’équipement communal (FEC).

Dans son édition de ce lundi 5 mars, le quotidien Assabah affirme que les responsables du FEC ont refusé d’approuver des demandes de financement récemment faites par des responsables communaux. D’après le quotidien, des demandes de crédit auraient été suspendues en attendant la nomination d’un nouveau directeur à la tête du fonds. Un argument balayé d’un revers de la main par Kamal Layachi, directeur général par intérim du FEC. « Le Fonds d’équipement communal peut refuser toute demande de crédits émanant des collectivités territoriales ne répondant pas aux critères préétablis par notre institution« , soutient-il.

A cet effet, une commission chargée de l’étude des dossiers se réunit au moins une fois par mois pour étudier les projets d’équipements et les programmes d’investissements ainsi que la santé financière des collectivités territoriales. Afin d’étudier les critères d’éligibilité des demandeurs de crédits, le FEC procède à toutes les vérifications nécessaires ainsi qu’à des visites sur le terrain avant l’octroi de son précieux sésame.

La FEC compte également contribuer à l’amélioration de la gouvernance locale à travers le durcissement de ses règles d’octroi de financement. « L’accès aux financements bancaires favorise l’amélioration de la gouvernance dès lors qu’il est basé sur l’utilisation de schémas de gestion évolués« , explique Kamal Layachi.

Pour lui,  » le recours à l’emprunt implique d’abord un intérêt social et économique pour la collectivité concernée et ensuite  la rationalisation des dépenses, l’amélioration du recouvrement des recettes et le paiement des échéances à bonne date« .

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