Retraite des parlementaires : le PJD se rétracte

Fermement opposé au projet de réforme de la caisse de retraites des parlementaires et favorable à sa suppression, le groupe PJD a pourtant finalement rejoint l'ensemble des composantes de la Chambre des représentants.

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Crédit : Yassine Toumi/TELQUEL

Il n’y a plus de désaccord entre le parti à la lampe et les membres de la majorité gouvernementale autour de la problématique de la retraite des parlementaires. Appelant initialement à la liquidation de cette caisse, le groupe parlementaire PJD est finalement revenu sur sa décision ce lundi. C’était au cours d’une réunion en présence du président USFP de la Chambre des représentants Habib El Malki.

Il a d’abord été convenu de fixer l’âge de la retraite à 65 ans. Dans l’actuel système, les parlementaires, quel que soit leur âge, perçoivent leur pension dès la fin de leur mandat législatif. Et c’est l’une des raisons qui ont plombé ce régime de prévoyance.

Le groupe parlementaire du PJD a également rejoint le reste des composantes de la première Chambre sur l’augmentation de la cotisation mensuelle. Une fois ce projet de loi validé, la cotisation mensuelle des parlementaires passera de 2.900 à 3.400 dirhams, soit une hausse de 500 dirhams.

En vertu de cette réforme acceptée par le premier parti en termes de députés (124 sièges), un élu en retraite percevra dorénavant 4.000 dirhams mensuels (contre 5.000 dirhams actuellement) pour chaque mandat passé sous la coupole du parlement, soit 800 dirhams pour chaque année législative. Ce montant sera revu à 700 dirhams pour les députés comptant plus de trois mandats à leur actif, et de 500 dirhams pour ceux ayant passé plus de 4 mandats parlementaires.

Une interférence d’El Othmani ?

Refusant de commenter ce que les observateurs appellent un « retournement de situation« , le président du groupe parlementaire du PJD, Idriss El Azami El Idrissi, n’a pas souhaité donner suite à nos sollicitations.

Toujours est-il que plusieurs quotidiens de la place ont émis l’hypothèse d’une intervention du chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani pour peser sur le retrait de la proposition de loi de son parti, visant la suppression définitive du régime de retraite et la liquidation de ses comptes

« Il n’en est absolument rien. Cette question ne concerne que le parlement et le chef du gouvernement n’a entrepris aucune action en ce sens« , nous explique une source à la primature.

« Le chef du gouvernement a affirmé plus d’une fois qu’il n’y aura aucun soutien supplémentaire à la caisse, en dehors de ce qui est permis par la loi« , explique notre source. Notre interlocuteur réagissait à la promesse faite par El Othmani au président de la chambre des représentants, et selon laquelle l’Exécutif contribuera au renflouement de la caisse comme indiqué dans l’édition d’Al Akhbar de ce mercredi.

L’Etat finance en effet à hauteur de 50 % le régime de retraite des parlementaire, géré par la Caisse nationale des retraites et d’assurances (filiale de la CDG).

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