Famille(s), je vous hais

Parution. En collectant des histoires de famille au Liban, l’écrivain français François Beaune, en visite au SIEL, plaide pour les libertés individuelles.

Par

La famille, c’est avoir un mari et voter dans son village, pour les intérêts de son clan”, explique Raya. “C’est l’absence de solitude”, pour l’écrivain Fajrallah Haïk. C’est le contrôle des frères, pour Perla. C’est l’ancienneté du lignage, pour Alaa. C’est l’Afrique, pour Rana. Après La lune dans le puits, François Beaune poursuit sa collecte d’histoires vraies. Cette fois-ci, c’est au Liban qu’il a passé “sept semaines ½” à la rencontre de gens, anonymes, artistes, universitaires. “Les gens, 7 fois et demi sur 10, me racontaient des histoires de famille, ce qui n’était d’ailleurs pas une surprise, puisque dans la bibliothèque www.histoiresvraies.org, famille est le mot-clé qui arrive en tête, suivi de guerre. Amour, dans le cloud olympien des récurrences, n’est que médaille de bronze.” On sait à quoi s’attendre.

Contrôle social

Les 77 histoires, ou positions — clin d’œil plein d’humour au Kamasutra ? — que François Beaune restitue résonnent par rapport à sa propre conception de la famille et…

article suivant

Confinez-nous... mais un jour par semaine seulement : la nouvelle suggestion du HCP