Chibanis de la SNCF, la dignité retrouvée

Les 848 contractuels ont fait condamner en appel 
la SNCF. Ces cheminots marocains, venus participer à
l’effort industriel français dans les années 1970, n’avaient pu bénéficier des mêmes droits que les travailleurs français du mastodonte ferroviaire. Retour sur leur combat.

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Scène de liesse au Tribunal de Paris, le 31 janvier 2018. 
Les vétérans 
du rail français portent en triomphe leur avocate, Me Clélie de Lesquen, 
après l'annonce du verdict en leur faveur. Crédit: AFP/ STEPHANE DE SAKUTIN

Scène de joie au Tribunal de Paris, ce 31 janvier. Les vétérans du rail français portent en triomphe leur avocate. La Cour d’appel vient de rendre son jugement : les 848 Chibanis ont bien été discriminés par la SNCF, et recevront en moyenne 290 000 euros pour le préjudice de carrière. “Les condamnations pour discrimination ont été reconnues en matière de carrière et de retraite. On y a ajouté un préjudice moral”, commente l’avocate des travailleurs, Me De Lesquen. Les quelque deux mille contractuels marocains, arrivés à la faveur d’une convention de main d’œuvre entre la France et le Maroc, signée le 1er juin 1963, devaient pourtant bénéficier des mêmes droits que les cheminots français. L’article 8 de la convention dispose que “les travailleurs marocains jouissent sur le territoire français du même traitement que les travailleurs français en ce qui concerne les conditions […] de…

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