L'Espagne veut un plan d'immigration conjoint avec le Maroc

Pour réduire l'immigration sur son territoire, l'Espagne tente de convaincre l'Union européenne (UE) de conclure un pacte avec le Maroc, sur le modèle de celui signé en 2016 entre Bruxelles et Ankara.

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Crédit : AFP

Selon le quotidien espagnol ABC, en 2017, l’immigration clandestine vers l’Espagne a augmenté de 101,4 % alors que les entrées par la Grèce ont diminué de 77 %. La raison de cette baisse ? L’accord UE-Turquie signé en mars 2016 qui vise à réduire la migration illégale vers l’Europe.

Ce pacte prévoit, entre autres, que tous les migrants en situation irrégulière (qui ne demandent pas l’asile ou dont la demande d’asile a été refusée) arrivant en Grèce par la mer soient refoulés en Turquie.

En échange, l’Union européenne verse une aide financière de 3 milliards d’euros (renouvelable) à la Turquie pour qu’elle intègre correctement ces exilés. Autre contrepartie : les pays membres de l’UE ont accepté d’ouvrir de nouveaux chapitres dans leurs négociations d’adhésion avec Ankara.

Le ministre espagnol de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido, en déplacement cette semaine au Sénégal et en Mauritanie, souhaiterait qu’un accord similaire entre en vigueur avec le Maroc pour « contenir l’immigration clandestine à l’intérieur de ses frontières« , explique ABC.

Pour le gouvernement espagnol, la coopération ainsi qu’une aide pour le développement dans les pays d’origine est la clé pour aboutir à une solution. José Antonio Nieto, secrétaire d’État espagnol à la Sécurité, déclare au journal espagnol que « le Maroc fait un effort considérable pour gérer avec loyauté sa coopération avec l’Espagne en matière d’immigration« .

Il affirme par ailleurs qu’il est « nécessaire de mettre en place une politique stable et bien ordonnée sur le plan stratégique pour aborder cette problématique migratoire« . Pour lui, le Maroc qui « aide depuis longtemps en matière d’immigration, sans recevoir énormément en retour, a lui aussi besoin d’aide« .

José Antonio Nieto ajoute que « le Maroc n’a pas les ressources économiques pour se doter de moyens plus sophistiqués et, a besoin d’une meilleure formation de ses agents de sécurité, mais aussi d’un soutien en matière sociale pour faire face aux flux de personnes qui arrivent dans le pays« .

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