Hirak, les bizarreries d'un procès

Mentions “j’aime” et “vidéo de terroriste moyen-oriental” utilisés comme pièces à conviction, Mark Zuckerberg appelé à la barre pour témoigner… Le procès des 54 détenus du Hirak à Casablanca est riche en polémiques. Florilège.

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Les audiences des détenus du Hirak à la Cour d'appel de Casablanca seraient-elles en train de se transformer en “pièce de théâtre surréaliste” ? Crédit: Toumi/ Telquel

Ce qui devait être un des procès les plus sensibles du 21ème siècle au Maroc est-il en train de se transformer en “pièce de théâtre surréaliste”, pour reprendre les mots du journaliste Hamid El Mahdaoui ? Notre confrère, condamné d’abord à 3 mois puis 1 an de prison en appel par le tribunal d’Al Hoceïma pour “incitation d’individus à commettre des délits par des discours et des cris dans des lieux publics”, est sous le coup d’un deuxième procès, cette fois à Casablanca, pour, rebelote, “incitation d’individus à commettre des délits par des discours et des cris dans des lieux publics”. La raison ? Une conversation téléphonique entre le directeur du site Badil.info et un Marocain résidant aux Pays-Bas, lors de laquelle celui-ci dit à Hamid El Mahdaoui qu’“il allait faire entrer des chars au Maroc”. Rien que ça. “Absurde et insensé”, a commenté pour Telquel.ma Me Mohamed Messaoudi, membre du comité de défense…

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