Exploration pétrolière au large des Canaries: pour l'ONHYM, "pas de raisons de s’inquiéter"

Exploration pétrolière au large des Canaries : pour l'ONHYM, "pas de raisons de s’inquiéter"

Ex-ministre de l'Énergie du gouvernement Abbas El Fassi (2007-2012), Amina Benkhadra est directrice générale de l'ONHYM depuis 2003 (Crédit photo: Yassine Toumi/TELQUEL)

L’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) réagit aux craintes de la société civile et des dirigeants des Îles Canaries, préoccupés par l’attribution par le Maroc d’un contrat d’exploration pétrolière au large de ses côtes. Dans une déclaration à TelQuel.ma, sa directrice estime qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer.

« Tout d’abord, il faut préciser qu’il n’y a aucun gisement pour le moment. Nous ne faisons que mener des travaux d’exploration », corrige d’emblée Amina Benkhadra, Directrice générale (DG) de l’ONHYM. Selon elle, seules des études « géologiques et sismiques » ont été réalisées sur les 23.900 km2 de la zone « Tarfaya Offshore Shallow », situé entre Tarfaya, Sidi Ifni et les îles canariennes de Lanzarote et Fuerteventura.

Le 20 décembre dernier, l’organisme étatique marocain a cédé 75 % des parts de ce projet à la société pétrolière italienne ENI. Cette dernière est implantée depuis plusieurs années au Maroc, où elle a notamment obtenus les permis de recherche des chantiers « Rabat Deep Offshore » (40 %) et « El Jadida Offshore » (75 %).

Lire aussi : Les Canaries s’inquiètent des forages pétroliers autorisés par le Maroc au large de ses côtes

La semaine dernière, des militants écologistes canariens ont exprimé leurs craintes quant à l’impact environnemental et touristique d’un éventuel forage. Les élus de l’archipel leur ont rapidement emboîté le pas, sommant le gouvernement central de Madrid de demander des explications à son homologue marocain.

« Je pense qu’il y a une sensibilité un peu forte sur ce sujet. De mon point de vue, il n’y a de raisons de s’inquiéter. C’est un travail préliminaire tout à fait normal. Nous respectons le cadre réglementaire, que ce soit le code des hydrocarbures ou la loi sur l’environnement », rétorque Amina Benkhadra.

Selon la DG de l’ONHYM, ingénieur de formation, si la prospection se révèle concluante, l’exploitation ne débutera pas avant plusieurs années. Rien n’est cependant moins sûr : en 2015, la compagnie espagnole Repsol avait abandonné ses recherches, faute de garanties nécessaires sur les ressources pétrolifères.

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