Boulif : "Le problème du Transport international routier est résolu"

Le Maroc et l'Espagne ont convenu d'octroyer aux "opérateurs marocains les autorisations suffisantes qui leur permettront de travailler durant le reste de l'année sans aucun problème",  selon le ministre des Transports.

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Mohamed Najib Boulif
Mohamed Najib Boulif, ministre délégué chargé des Transports. Crédit : DR

Le cauchemar des opérateurs marocains du transport et celui des exportateurs touchent à sa fin. Après l’épuisement du quota d’autorisations bilatérales E permettant aux transporteurs de passer la frontière espagnole et d’accéder à l’espace européen, une sortie de crise est proche à en croire  Najib Boulif.

Le ministre nous confirme qu’à l’issue d’une réunion de travail avec l’ambassadeur d’Espagne au Maroc, il a été décidé d’octroyer aux « opérateurs marocains les autorisations suffisantes qui leur permettront de travailler durant le reste de l’année sans aucun problème ». Le ministre ne précise toutefois pas le nombre d’autorisations qui ont été accordées.

 Lire aussi : Transport routier : le Maroc obtient 8.500 autorisations supplémentaires pour accéder au marché européen

Les opérateurs marocains de transport international ne peuvent passer les frontières espagnoles que grâce à une autorisation accordée par une commission technique mixte. Celle-ci  fixe chaque année le nombre d’autorisations qui seront accordées aux deux pays de façon égalitaire. 30.000 autorisations sont prévues de part et d’autre.

Depuis quelques années, les 30.000 autorisations ne suffisent plus aux opérateurs marocains au regard de la forte croissance des exportations marocaines vers l’Union européenne. Le problème s’est posé avec acuité en 2017, car toutes les autorisations ont été épuisées avant la fin du premier semestre prenant en otage les exportations marocaines.

Avec l’intervention du ministère du Transport, des autorisations supplémentaires ont été accordées à deux reprises, mais cela n’a pas pour autant résolu le problème, car,  de l’aveu du ministre lui-même, « le contrat de base [conclu entre les deux pays en 2012, NDLR] est devenu caduc« .

Lire aussi : Transport routier : les exportations marocaines vers l’Espagne toujours otages des autorisations

Les discussions menées entre le Maroc et l’Espagne depuis juin dernier ont pour but de trouver une solution pérenne à ce problème. « Pour l’année 2018, le nombre d’autorisations accordées au Maroc se basera sur le quota consommé par les opérateurs en 2017 majoré de 15 % », assure le ministre. « Cela est déjà acquis et acté », ajoute-t-il.

Le ministre ajoute qu’en plus de cela, « les discussions sont toujours en cours pour aller au-delà des 15 % de majoration qui sont un minimum. On peut aller jusqu’à 30, voire 35 % de majoration en fonction des résultats des analyses de la commission technique« .

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