Cartographie des régions les plus pauvres et les plus riches du Maroc

Dans un document de plus 80 pages, l'Observatoire national du développement humain (ONDH) a cartographié le développement humain sur l'ensemble du territoire national en 2014.

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Crédits : Yassine Toumi

Basé sur une panoplie d’indicateurs communaux, provinciaux et régionaux, établis par le Haut commissariat au plan (HCP) lors du Recensement général de la population et de l’habitat 2014, le dernier en date,  l’ONDH a conçu un « indice de développement local multidimensionnel » (IDLM). Cet indice « tient en compte les dimensions non-monétaires du développement » et « résume le progrès cumulé dans six dimensions du développement, de la santé, de l’éducation, de l’emploi, du logement, de l’accès aux services sociaux et du cadre de vie des ménages », explique l’observatoire, qui a livré les détails de son étude le 28 septembre.

Cet indice a une valeur qui se situe entre 0 et 1. Plus le chiffre s’approche de 1, plus le déficit de développement humain dans la commune, la province ou la région, est réduit. A l’inverse, plus la valeur s’approche de zéro, et plus le déficit en développement humain se creuse.

En 2014, l’IDLM national s’est ainsi établit à 0,70, « signifiant que les déficits en développement s’élèvent à une moyenne de 30 % dans chacune des dimensions du développement », relève l’ONDH.

Le déficit de développement dans le monde rural est deux fois plus important que dans les villes. Ainsi, 45,2 % des communes rurales connaissent un déficit en éducation, 40 % pour le cadre de vie, 37,3 %, suivi de l’habitat (25,0 %), des services sociaux (22,3 %) et de l’activité économique (10,4 %).

Crédit : ONDH

Les régions où le niveau de développement est « significativement inférieur à la moyenne nationale de 0,70 sont Drâa-Tafilalet, Béni Mellal-Khénifra, Marrakech-Safi, et Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Un « sous-développement » que l’ONDH attribue « aux zones montagneuses de ces régions, difficilement accessibles et sous-équipées en infrastructure sociale ». Les régions Laâyoune-Sakia El Hamra, Casablanca-Settat, Dakhla-Oued Eddahab et Rabat-Salé-Kénitra enregistrent les niveaux de développement les plus hauts à l’échelle nationale, « de par leurs performances économiques et sociales », explique l’étude.

Crédit : ONDH

Les communes urbaines les plus riches se concentrent dans les provinces de Rabat et Casablanca. Le podium est occupé par la commune de Touarga (Rabat), d’Agdal Riyad (Rabat) et Mechouar (Casablanca). Elles sont suivies d’Agdal (Fès), Mâarif (Casablanca) et Hassan (Rabat). Les communes de Oulad M’Hammed (Taourirt), Bouyablane (Taza) et Maatarka (Figuig) sont classées comme « les plus pauvres ».

Voici le rapport complet :

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