Human Rights Watch dénonce la ''brutalité'' policière envers les migrants subsahariens

Human Rights Watch dénonce la ''brutalité'' policière envers les migrants subsahariens

Dans un communiqué publié en début de semaine, l’ONG Human Rights Watch a épinglé le Maroc pour le sort qu’il réserve aux migrants subsahariens. En cause: les allégations de violence des forces de l’ordre, et de non-respect de certains droits fondamentaux.

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Dans un communiqué publié en début de semaine, l’ONG Human Rights Watch a épinglé le Maroc pour le sort qu’il réserve aux migrants subsahariens. En cause: les allégations de violence des forces de l’ordre, et de non-respect de certains droits fondamentaux.

« Le Maroc doit mettre fin aux démantèlements abusifs et inopinés des campements de migrants, et enquêter sur les allégations à propos d’un usage excessif de la force par la police et les Forces auxiliaires marocaines« , interpelle Human Rights Watch (HRW). Dans un article intitulé « Sous-traiter le contrôle de ses frontières avec le Maroc: la recette de tous les abus » (lien en anglais), la directrice Europe-Asie centrale de l’ONG internationale accuse les forces de l’ordre marocaines de violence à l’égard des migrants subsahariens, qui campent dans les forêts et les grottes près des enclaves espagnoles de Sebta et Melilla.

« On doit se réveiller à quatre heures du matin pour échapper à la police« , témoigne un certain Emmanuel, 18 ans. « Ils m’ont attrapé à cinq ou six reprises. Ils m’ont frappé avec des matraques. Si tu tombes, ils te battent. Ils m’ont renvoyé à chaque fois vers Tanger, Casablanca ou quelque part ailleurs, très loin« , poursuit-il.

Après la destruction de leurs biens et de leurs camps de fortune, les clandestins seraient embarqués dans des bus à destination des grandes villes du royaume, où ils seraient simplement abandonnés dans les gares routières ou à même les rues, note le document. Ils n’auraient alors qu’une idée en tête: récolter suffisamment d’argent pour revenir dans le nord, et retenter la traversée vers l’Europe.

HRW reproche à l’Union européenne de ne pas assumer sa politique migratoire, préférant donner carte blanche à Rabat pour empêcher les immigrés d’atteindre son territoire. « L’Espagne et le Maroc ont le droit de contrôler leurs frontières, mais pas avec une telle brutalité et un tel mépris des droits humains« , s’insurge l’association qui reproche également aux autorités de bafouer la protection spéciale due aux mineurs. Contacté par nos soins, le porte-parole du gouvernement n’a pas répondu à nos sollicitations.

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