Témoignages : Ils ont vu Dolmy jouer

"Mâalem", "L'oustad", l'artiste... les surnoms pour qualifier Abdelmjid Dolmy ne manquent pas. Des personnalités d'horizons différents racontent le Dolmy qu'ils ont côtoyé,  idolâtré, ou vu jouer.

Par

Dolmy1

Réda Allali – Chroniqueur et musicien

Dolmy, c’est quelqu’un qui a collé des petits ponts aux Anglais, qui pouvait te mettre la misère sur le terrain, mais sans payer de mine. On le voyait toujours tête baissée, pourtant il était capable d’éclairer le jeu dès qu’il touchait la balle. Il possédait un profil qui n’existe plus vraiment aujourd’hui, entre le numéro 6 dans un rôle d’interception, et le numéro 8 relayeur. Il était tellement au service du jeu qu’il a même joué latéral. Tout simplement, il était « le » footballeur, doté d’une facilité technique déconcertante, mais qui se protégeait de la presse et évitait de se mettre en avant. Il incarnait avec l’équipe du Maroc des années 80 une sorte de « romantisme footballistique ».

Hamza El Hajoui – Président du FUS

C’était un magicien qui a touché des sommets en termes de technicité. On avait l’impression qu’il jouait sur un tapis roulant, tellement tout paraissait plus simple avec lui. Dolmy était même sur le point de me faire aimer le Raja (rires). Au-delà de son jeu, c’est une grande perte, d’un point de vue humain, car c’était une personne très généreuse, sur et en dehors du terrain. Il était caractérisé par une simplicité et une humilité profondes. J’avais une dizaine d’années quand il brillait, mais j’étais ébloui par sa générosité, ce qui manque cruellement au football d’aujourd’hui.

 

Ali Bendiane « Aliouat » – Ancien joueur du Raja de Casablanca

Il était sans doute l’un des plus grands joueurs du siècle dernier, une palette technique complète et une personnalité hors norme. Sur la pelouse, dans le vestiaire ou en dehors du terrain, nous l’entendions très peu parler, et lorsqu’il parlait, c’était avec sagesse et déférence. Dolmy n’a jamais manqué de respect à personne et était respecté de tout le monde. Notre relation était caractérisée par « l7chma » (la timidité).

Mahi Binebine – Artiste peintre

Avec sa génération, Dolmy était l’incarnation même de l’identité nationale. En le regardant jouer, je me sentais fier d’être marocain, tel un artiste. J’ai vibré, comme tous les Marocains, lors des matches de l’équipe nationale en 1986. Et ce, en grande partie grâce à Abdelmajid Dolmy.

 

article suivant

La Fondation des musées fait appel à des experts chinois pour restaurer ses oeuvres

Engagez-vous à nos côtés, pour un journalisme indépendant et exigeant.
Abonnement 100% numérique.

Tout TelQuel en illimité

Accédez à tous nos articles sur
ordinateur, tablette et mobile.

Les alertes confidentielles

Recevez par mail, les informations
confidentielles, en avant-première.

Le magazine en numérique

Recevez le magazine TelQuel en format
numérique en avant première.

Abonnement 100% numérique, à partir de 10DH le premier mois, puis 49DH par mois.