Ce que vous avez raté ce week-end au Salon du livre de Casablanca

Différentes rencontres ont animé le premier week-end du Salon du livre qui se tient du 10 au 19 février à la Foire internationale de Casablanca. Retour express sur ce que vous avez manqué.

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SIEL
Photo d'illustration. Crédit : Yassine Toumi

Différentes rencontres ont animé le premier week-end du Salon du livre qui se tient du 10 au 19 février à la Foire internationale de Casablanca. Retour express sur ce que vous avez manqué.

  • « Ceci n’est pas une valise« : une œuvre collective qui donne la parole aux migrants arabophones

Dans ce livre, présenté le 11 février, dix-sept écrivains issus de différents pays arabes, et résidant en Belgique, racontent leurs parcours migratoires. Originaires d’Irak, de Syrie, de la Palestine, d’Égypte et du Soudan, ils y exposent chacun sa vision créative de la Belgique et du monde en général. Si certains parlent de l’actuelle crise du Proche-Orient et de la guerre civile qui les ont poussés à migrer vers l’Europe, d’autres ont une approche différente et sont installés depuis longtemps en Belgique. Cet ouvrage collectif est « une occasion de déclarer son amour pour cet endroit, sa manière de s’y immiscer, avec appréhension parfois, mais le plus souvent avec euphorie, voire avec fougue dans les moments les plus impétueux« , affirme Taha Adnan, l’un des auteurs, dans le préambule de l’ouvrage.

  • Remise du prix Ibn Batouta 2016

Le Prix international Ibn Batouta de la littérature de voyage (édition 2016), lancé depuis 2003 par le Centre arabe de littérature géographique « Irtyad El Afaq », a été décerné le 10 février à huit écrivains. Parmi eux, le Marocain Khaled Touzani a été récompensé pour son livre « Le voyage et la fascination merveilleuse« . Les autres lauréats sont les Irakiens Latifa Dlimi, Shaker Laibi et Faleh Abdeljabbar, la Palestinieno-Nicaraguayenne Ghadir Abou Snina, l’Algérienne Aissa Bkhiti, le Jordanien Aïd Zaid Rouidia et le Saoudien Arij Bent Mohammed Ben Soulaimane Souilem. 52 manuscrits provenant de 11 pays arabes étaient en lice, « un record dans l’histoire du Prix« , a affirmé le Dr Khaldoun Chamaa, membre du jury.

  • Une version illustrée de la « Sultane du Caire » de Dima Droubi

Samedi soir, le jeune public du Salon a pu découvrir « Chajarat Ed’or« , extrait illustré par la graphiste marocaine Sara El Khattabi, du roman la « Sultane du Caire » de l’écrivaine libanaise Dima Droubi, qui réside depuis 20 ans au Maroc. Enlevée dans les steppes caucasiennes et vendue comme esclave au harem du prince héritier du califat de Bagdad, Chajarat Ed’or devient la première reine dans l’histoire de l’Islam et la seule à avoir été élue Sultane. En 1250, elle prend la tête de l’armée égyptienne et défait le Roi français Saint-Louis, lors de la 7e croisade.

  • « Le cahier de Zahir« : l’histoire d’un Marocain qui voulait partir

Premier roman de Reda Sadiki, « Le cahier de Zahir » dresse le portrait d’un jeune Marocain qui rêve d’aller vivre en Italie pour échapper à son quotidien. Perdu et sans perspective d’avenir, le jeune homme, issu d’un village près de Beni Mellal, se trouve un métier de concierge dans un immeuble à Rabat pour économiser de l’argent afin de réaliser son projet. À travers ce récit, récompensé du  Prix de la fiction francophone, l’auteur raconte les espoirs et les désillusions de son personnage jusqu’au jour du grand départ. De l’immigration à la prostitution, entre déterminisme social et ségrégation, cette fiction aborde sans retenue de nombreux problèmes d’actualité.

  • La jeunesse marocaine, au cœur d’un débat sur le stand de la CNDH

La participation citoyenne se limite-t-elle à la seule participation politique des jeunes? C’est l’une des interrogations soulevées par les participants de la rencontre-débat intitulée « Comment promouvoir la participation citoyenne des jeunes?« , organisée le 11 février sur le stand du CNDH. Après avoir déploré la faible participation des jeunes aux dernières élections, les intervenants sont revenus sur les autres voies de participation citoyennes qui s’offrent à la jeunesse marocaine. Fatima Ezzahrae Benoughazi et Mohamed Amzieb en ont profité pour évoquer leur expérience au sein du Conseil des jeunes leaders de Tanger et de Tétouan qui a pour mission de « renforcer les capacités des jeunes, d’organiser des tables rondes autour de thèmes liés à la jeunesse (chômage, toxicomanie…) et de créer des espaces de débats avec les responsables locaux« , rapporte le communiqué du CNDH.

Avec MAP

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