Benkirane : "Nous ne voulons pas d'élections anticipées"

Pas de déblocage en vue pour la formation du gouvernement. Au Conseil national du PJD, Abdelilah Benkirane affirme une nouvelle fois qu’il ne discutera qu’avec les partis de l’ancienne majorité.

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Lors de son discours d’ouverture de la session ordinaire du conseil national du PJD, ce samedi 11 février à Bouznika, Abdelilah Benkirane n’a pas manqué de revenir sur l’évolution des négociations pour la formation du prochain gouvernement. Ou plutôt l’absence d’évolution. Tout en rappelant que “le processus n’a pas évolué dans le bon sens” avec les partis partenaires, et que “de nouvelles conditions sont posées à chaque fois” bloquant ainsi les discussions, il réaffirme qu’il ne discutera qu’avec Aziz Akhannouch, président du RNI, et Mohand Laenser, secrétaire général du MP.

« L’opinion politique s’interroge : est-il acceptable qu’un parti desservi par les résultats des législatives bloque la formation du gouvernement, menace que le gouvernement se formera avec lui ou ne se formera pas, et se targue d’avoir des compétences dont ne peut se passer le gouvernement surtout au regard de l’orientation africaine de la stratégie marocaine”, questionne Benkirane qui appelle ce parti, sans le nommer, à faire preuve d’« un peu d’humilité ». 

Les négociations se poursuivront en respectant « les conditions exposées à maintes reprises et dans le cadre de l’ancienne majorité », insiste le secrétaire général du PJD. « S’ils [RNI et MP, NDLR] me donnent leurs réponses tant mieux, sinon je saurai quoi faire », prévient-il.

Alors que l’USFP préside désormais le Parlement, le PJD ne semble toujours pas résigné à l’accepter dans les rangs de sa majorité.« La logique aurait voulu que la présidence du Parlement reste au sein de la majorité, mais les autres partis ont décidé de porter le candidat de l’USFP. Nous l’avons accepté, au nom de l’intérêt suprême de la nation. Et si c’est nécessaire, le PJD est prêt à sacrifier même la présidence du gouvernement”, menace-t-il encore.

Les négociations sont donc toujours au point mort. Benkirane espère que le RNI et le MP se résigneront à débloquer la situation et affirme clairement son rejet de la solution d’élections anticipées. « Nous ne voulons pas d’élections anticipées, quand bien même notre position politique s’en verrait renforcée », affirme-t-il.

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