Brahim Ghali, le chef du Polisario en visite en Afrique du Sud

La cheffe de la diplomatie sudafricaine, Maite Nkoana-Mashabane, a annoncé une visite de travail du secrétaire général du front Polisario dans un communiqué où elle a aussi dressé un réquisitoire contre le Maroc.

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Brahim Ghali, chef du Front Polisario. Crédit: AFP

L’agence officielle algérienne APS annonce que le secrétaire général du front Polisario, Brahim Ghali, a entamé le 5 janvier une visite de travail en Afrique du Sud. APS relayait un communiqué de la ministre sudafricaine des Relations internationales et de la Coopération, Maite Nkoana-Mashabane, qui ne précise pas si Brahim Ghali rencontrera ou non le président Jacob Zuma.

En parfaite avocate du Polisario, Nkoana-Mashabane s’est attaquée au Maroc dans ce communiqué qui reprend  mot pour mot une tribune qu’elle avait signée le 4 janvier dans le média sud africain Daily Maverick. Dans son réquisitoire, elle estime que « la visite de Brahim Ghali en Afrique du Sud est importante car elle intervient au moment où nous venons de célébrer le 40e anniversaire de la proclamation de la RASD« , qualifiant la présence marocaine d’ « occupation« .

Pour elle, le séjour de Ghali en Afrique du Sud (le pays reconnaît la RASD depuis septembre 2004) constitue également « un signal fort de soutien inébranlable de Pretoria au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination« . L’autre objectif annoncé est de « consolider les relations » entre l’Afrique du Sud et les séparatistes sahraouis.

La cheffe de la diplomatie de la nation arc-en-ciel a également  indiqué que « l’Afrique a une responsabilité morale et politique de contribuer à trouver des solutions aux conflits dans le continent », avant de souligner le « rôle majeur » que doit jouer le continent en soutien aux efforts internationaux.

La visite du chef du Polisario en Afrique du sud, et la sortie de la chef de la diplomatie  interviennent à quelques semaines du 28e sommet de l’Union africaine (UA) à Addis Abbeba. Une rencontre qui devrait entériner la réintégration du Maroc au sein l’organisation panafricaine qu’il avait quittée en 1984 pour protester contre l’admission de la RASD.

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