Office des changes: Hassan Boulaknadal promet plus de souplesse à partir de 2017

L’Office des changes est en pleine transformation. Hassan Boulaknadal, qui en a pris les rênes en mars 2016, promet des changements majeurs à partir de 2017. Il fait le point sur les opérations de changes qui vont être libéralisées.

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L'Office des changes. Crédit: Rachid Tniouni/TELQUEL

L’office de change s’apprête à publier début 2017 une nouvelle réglementation apportant plus de modernité et de souplesse dans les opérations de changes. C’est du moins ce que promet Hassan Boulaknadal, directeur général de l’office des changes depuis mars 2016. Boulaknadal a tenu plusieurs rencontres avec les opérateurs dans le cadre de sorties de sensibilisation et de « vulgarisation des opérations de changes qui vont être libéralisées dans le cadre de l’instruction générale de l’office des changes », explique-t-il au micro du 360.ma, en marge d’une rencontre à la chambre de commerce suisse au Maroc.

De son côté, l’Économiste écrit dans sa livraison du 14 décembre que l’Office des changes a engagé « un véritable chantier de modernisation » qui touchera également sa gouvernance. « Avec la flexibilité du dirham, ils [les opérateurs] seront appelés à utiliser certains mécanismes, notamment par rapport à la couverture contre les risques de fluctuation » souligne Hassan Boulaknadal, directeur général de l’Office des changes lors de la rencontre organisée à Casablanca par la Chambre française de commerce et d’industrie au Maroc, cité par l’Économiste. Les garanties relatives aux risques des changes et autres bénéfices et conséquences possibles des programmes qui seront mis en œuvre y ont été également évoqués.

Dans les détails, les politiques monétaires mises en place subiront des changements sensibles, qui concerneront les opérateurs ayant des liens avec les marchés étrangers. Parmi les mesures phares, le relèvement du délai de rapatriement et ouverture des comptes à l’étranger, de 60 à 90 jours. Les exportateurs de services ayant des marchés internationaux auront désormais la possibilité d’ouvrir des comptes à l’étranger.

Sur un autre registre, les opérations d’emprunts extérieurs seront libéralisées, promet-on auprès de l’office des changes.  Cela donnera aux opérateurs « la possibilité d’arbitrer entre diverses possibilités de financement des investissements autorisés », écrit l’Économiste. Aussi, les banques marocaines accorderont désormais des prêts en devise. Cette mesure est une des nouveautés confirmées par l’Office des changes, qui permettra aux institutions financières de financer les importateurs et exportateurs, sans avoir à recourir à des intermédiaires.

Autre mesure importante : La libéralisation des rémunérations du personnel étranger. Cette mesure devrait, en principe, fluidifier les relations entre les maisons-mères et leurs filiales marocaines.

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