La fille d’Ilyass Elomari affirme avoir été agressée par des militants du PSU à Paris

Dans un communiqué, l’École supérieure de journalisme de Paris a dénoncé « l’agression » subie par deux de ses étudiantes, dont la fille d'Ilyas Elomari, lors de la couverture d’une manifestation. Les organisateurs, eux, nient en bloc ces accusations.

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Soha Elomari. Crédit Facebook

L’École supérieure de journalisme de Paris (ESJ) a dénoncé, le 8 novembre via un communiqué, l’agression subie par deux de ses étudiantes lors d’une manifestation qui s’est déroulée le 6 novembre Place de la république à Paris, pour protester contre le décès tragique de Mouhcine Fikri.

Le communiqué explique que les deux étudiantes, dont Soha Elomari, fille du secrétaire général du PAM Ilyas Elomari, « ont été prises à partie par des militants identifiés du PSU, avec voies de faits et menaces ». « Ton père est un ennemi de la liberté » ou encore « ton père est un homme du [Makhzen] et ça me dérange », lui aurait dit un de ses agresseurs, rapporte le communiqué. A titre personnel, la fille du leader du parti au tracteur a publié un post sur Facebook, dans lequel elle dénonce son agression.

Les organisateurs, eux, nient ces accusations. Mohamed Jaite, un des organisateurs et membre de l’AMDH section Île de France, réfute tout en bloc. « Ce sont des mensonges. Pendant les deux heures qu’a duré la manifestation, elle a fait son travail le plus normalement du monde et personne ne s’est approchée d’elle (…) Il y avait même des informateurs que nous connaissons, qui viennent nous filmer et récolter des informations, et nous ne les avons jamais dérangés ou chassés », ajoute-t-il, expliquant disposer d’un enregistrement complet de la manifestation pour appuyer ses dires.

Toutefois, il reconnaît qu’un accrochage verbal a eu lieu, sans fournir toutefois davantage de détails. « L’accrochage s’est produit dans un café. Elle ne peut pas dire qu’elle a été agressée lors de la manifestation » conclut-t-il. L’ESJ a annoncé, dans son communiqué, son intention de porter plainte contre les agresseurs présumés des deux étudiantes.

Dans un communiqué parvenu à Telquel.ma, la section française du PSU note que les journalistes présents lors de la manifestation ont eu « tout loisir […] d’entrer dans le carré réservé aux organisateurs pour filmer à leur guise et librement, puis partir à la fin de la manifestation mener des interviews ». Tout en affirmant son attachement à la liberté d’expression, le parti de la bougie dénonce « la manipulation et les accusations non fondées » et note qu’« après la manifestation, la responsabilité des militants du PSU en tant qu’organisateurs et participants a pris fin. Ce qui aurait pu se passer par la suite ne regarde ni de près ni de loin la section du PSU France ».