L'ONEE poussé vers la sortie au Cameroun

Le ministère camerounais de l'Eau et de l'énergie a décidé de ne pas renouveler le contrat d'affermage qui le lie jusqu'en 2018 au groupement marocain mené par l'ONEE et composé de Delta Holding, MEdz et Ingema.

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Crédit : Le Centre d'Information sur l'Eau/ Flikr

Fin de l’aventure camerounaise pour l’Office national de l’électricité et l’eau potable (ONEE). La contrat d’affermage signé en 2008 entre l’Office marocain et l’État camerounais pour la gestion et l’exploitation de l’eau potable sans les centres urbains et périurbains, ne sera pas reconduit au delà de 2018, année d’expiration dudit contrat. C’est ce que rapporte le média camerounais 237Online« J’ai l’honneur de vous faire connaître que sur de très hautes instructions de la hiérarchie, ledit contrat ne sera pas renouvelé à son terme » a écrit le ministre camerounais des Eaux et de l’énergie dans une lettre en réponse à la demande de renouvellement de contrat introduite par la société la Camerounaise des eaux (CDE), selon le quotidien Les Inspirations ECO qui dit détenir une copie de la lettre.

La Camerounaise des eaux, qui est le fruit d’un partenariat public-privé, dirigée par le Marocain Brahim Ramdane, est une société gérée par un consortium marocain mené par l’ONEE et regroupant également MedZ (filiale CDG), Delta Holding et le cabinet conseil en travaux publics Ingema. Le groupe forme l’actionnariat majoritaire de l’entreprise camerounaise aux côtés d’autres partenaires étrangers comme la Banque mondiale et l’Association africaine de l’eau, ainsi que d’acteurs publics et privés camerounais, détaille le site camerounais.

Selon ce dernier, le refus de renouvellement du contrat « n’est guère une surprise ». La presse camerounaise avait l’écho quatre mois plus tôt d’une lettre de la présidence de la république camerounaise, qui informait le premier ministre du souhait du président Paul Biya de mettre « fin au partenariat avec la CDE et son remplacement ». Si les responsables camerounais ne donnent aucune raison à la non-reconduction du contrat de la CDE, le quotidien les Ecos pense que la raison serait la pénurie d’eau potable que connaît le pays, en particulier à Douala et Yaoundé, les deux principales villes du pays.

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