Mamda-Mcma. Enquête sur un géant aux 30 milliards – Telquel.ma

Mamda-Mcma. Enquête sur un géant aux 30 milliards

Acteur majeur du marché financier, le groupe Mamda-Mcma est un des investisseurs institutionnels les plus importants de la place. Présent dans le tour de table des plus grandes sociétés marocaines, il est aussi puissant que secret.

Par et

La Mamda-Mcma est un groupement mutuel qui couvre les risques agricoles et assure des risques généraux pour les fellahs et la corporation des enseignants. Voici en quelques mots tout ce que le commun des mortels sait sur cette institution financière rbatie. Rien de bien sexy. Ce que l’on ignore le plus souvent, c’est que derrière cet acronyme indigeste se cache un des plus gros investisseurs institutionnels du Maroc. Une grosse “SICAV” qui gère un portefeuille de 30 milliards de dirhams. Un trésor de guerre placé pour une grande partie en Bourse, dans tout ce que compte la corbeille en grosses capitalisations : Attijariwafa bank, BMCE Bank, BCP, Taqa Morocco, Lesieur Cristal, Cosumar, Risma, Sonasid, Afriquia Gaz… Des poids lourds de la cote où le mystérieux groupement mutuel ne fait pas juste de la figuration, mais détient des positions stratégiques, dépassant généralement les 5%, avec à la clé une présence quasi permanente dans les conseils d’administration et les organes de gouvernance.

Des positions clés que le “zinzin” détient également dans des sociétés non cotées, mais non moins stratégiques. Comme dans le holding royal SNI, le Crédit agricole du Maroc, la station balnéaire Mazagan Beach Resort, et la société gestionnaire de la Bourse de Casablanca, où la Mamda-Mcma a fait tout récemment son entrée aux côtés d’autres institutionnels de la place après l’ouverture du capital négociée par le ministre des Finances Mohamed Boussaïd. Une place légitime pour le groupement mutuel dans la société qui gère le marché casablancais. Un marché où il détient à lui seul près de 4% de la capitalisation boursière…

La Mamda a été l’un des premiers institutionnels à s’intéresser vraiment au marché action, dès la fin des années 1980. La grande majorité de ses positions datent de cette époque. Vous pouvez imaginer les grosses plus-values latentes qui dorment dans ses bilans”, explique un opérateur boursier. Sa présence historique sur la place fait aussi de cet institutionnel une mémoire vivante de l’évolution du marché marocain des capitaux, étant de tous les coups, intrigues et batailles boursières qui s’y sont déroulés ces vingt dernières années.

Le fellah, défenseur du trône

Cette puissance financière, la Mamda-Mcma la doit à ses affiliés. Les fellahs d’abord. Pour assurer leurs terres contre la grêle et couvrir le risque de mortalité du bétail, les colons de l’époque lancent dès 1920 trois mutuelles régionales, mises sous la tutelle d’une caisse centrale algérienne. En 1963, sept ans après l’indépendance, le Maroc reprend la main sur son agriculture. Les trois mini-caisses sont réunies en une seule entité. La Mutuelle Agricole Marocaine d’Assurance (Mamda) est née, coupant au passage le cordon ombilical avec la mutuelle algérienne. A l’époque, la Mamda n’a pas la puissance financière qui la caractérise aujourd’hui. Le départ massif des colons français a vidé ses caisses, les affiliés se sont fait peau de chagrin, son chiffre d’affaires ne dépasse pas les dizaines de millions de dirhams.

En 1969, sa sœur, la Mutuelle Centrale Marocaine d’Assurance (Mcma), voit le jour, pour assurer les risques non agricoles des fellahs et de leurs familles : maladie, décès, accident de travail, retraite, automobile, habitation… Une mutuelle généraliste en somme, dont le périmètre d’intervention s’étendra plus tard aux enseignants du secondaire et du supérieur et à d’autres corporations.

Aux commandes des deux mutuelles, le pouvoir coopte en 1968 un de ses hommes de confiance : Abed Yacoubi Soussane. Un ingénieur agronome de 28 ans, héritier d’une grande famille de notables fassis, auquel Hassan II avait confié auparavant la lourde et très sensible tâche de superviser la récupération des terres agricoles, et leur redistribution aux Marocains. Une opération qui a dessiné en grande partie l’image du capitalisme marocain, qui s’est bâti sur la propriété terrienne. Un capitalisme dont Yacoubi Soussane est l’une des rares personnes encore vivantes à connaître tous les secrets (voir encadré). Devenu patron de Mamda-Mcma, l’homme use de ses réseaux dans le secteur agricole pour renflouer les caisses. “HassanII utilisait le monde agricole pour asseoir son pouvoir, et il lui fallait un homme de confiance dans ce secteur. L’assurance pour les paysans était un des leviers qui permettaient au pouvoir de maintenir un certain équilibre socio-économique dans le monde rural”, raconte un vieux routier de l’Istiqlal de Allal El Fassi, parti nationaliste qui avait fait de la réforme agraire une priorité économique portée par le célèbre slogan “La terre appartient à ceux qui la labourent”. Tout le contraire de la politique menée par Hassan II, qui a plutôt favorisé l’émergence de grandes familles de propriétaires terriens, devenus ensuite parmi ses principaux appuis dans sa lutte pour le pouvoir.

Au fil des ans, et des cotisations des fellahs de plus en plus nombreux dans un pays à vocation agricole, Yacoubi Soussane reconstitue le trésor de Mamda-Mcma. Une manne financière qu’il mettra des années durant au service de ses affiliés-sociétaires à coups d’indemnisations et de généreuses ristournes annuelles. Mais aussi et surtout au service des intérêts de son véritable boss : le Palais.

Deals royaux

C’est un secret de polichinelle. Dans toutes les opérations financières frappées du sceau royal, la mutuelle agricole a toujours répondu présent, le petit doigt sur la couture du pantalon. Elle l’a fait début 1999 pour barrer la route à Othman Benjelloun qui, profitant de l’affaiblissement de Hassan II, a lancé une méga-opération de ramassage boursier pour prendre le contrôle de la SNI. Un holding industriel fraîchement privatisé où le groupe royal ONA détenait alors à peine 13% du capital. Une bataille titanesque s’engage, comme jamais la Bourse de Casablanca n’en avait connu. Objectif : rafler le maximum de titres SNI, jusqu’à s’y imposer comme actionnaire principal. A la manœuvre, le patron de l’ONA, Mourad Chérif, haut commis de l’Etat nommé comme successeur de Fouad Filali, débarqué avec fracas après son divorce avec la princesse Lalla Meryem. “Mourad Chérif a verrouillé le contrôle de la SNI quelques semaines avant la mort de Hassan II et gagné haut la main la bataille boursière contre Othman Benjelloun. Mais cela n’aurait jamais été possible sans le soutien des institutionnels de la place, la Mamda en tête. Celle-ci a reçu une consigne directe du patron de l’ONA: ne pas vendre à Benjelloun”, se souvient un broker. Rebelote en 2003, avec l’opération de rotation des participations ONA-SNI, orchestrée par le directeur général de la Siger -holding de tête de Mohammed VI-, Hassan Bouhemou. Une pirouette qui a permis au groupe royal de verrouiller définitivement le contrôle de ses deux bras armés dans le business, l’ONA et la SNI. Là aussi, la Mamda a joué un rôle crucial.

Le 5 août 2003, un mois avant la grande annonce, un bloc de 5% de titres ONA change de main. L’acheteur s’appelle Siger. Le vendeur Mamda, avec d’autres institutionnels (RCAR et CIMR). Le deal est conclu à un prix bradé : 750 dirhams l’action, 40 dirhams de moins que le cours du titre en Bourse. Les opérateurs du marché n’arrivent pas à déchiffrer la transaction, ni son sens stratégique, Siger n’ayant pas réellement besoin de ces 5% pour renforcer une domination déjà acquise sur l’ONA. Dans les salles de marché, on raconte alors que “c’était un cadeau des zinzins pour la naissance du prince héritier Moulay El Hassan”. Ce n’est qu’en septembre 2003, jour de l’annonce de la rotation de participation, que l’on pourra reconstituer le scénario. Par un jeu de cessions et de rachats, la structure des holdings royaux est chamboulée. Ce n’est plus l’ONA qui contrôle la SNI, mais l’inverse. La participation de la SNI dans l’ONA monte à 30% et Siger, au dernier étage, se retrouve avec 60% de parts dans la SNI.

Win-win, vraiment ?

Les 5% rachetés par Siger à la mutuelle agricole et ses deux compères, un mois plutôt, étaient nécessaires pour boucler cet ingénieux montage financier. Le roi est désormais le maître absolu des holdings ONA et SNI. La culbute fait exploser les cours des deux titres en Bourse. Dommage pour la Mamda-Mcma et ses affiliés, à qui les managers du business royal ont racheté des titres au rabais, les privant d’un manque à gagner qui se chiffre, selon un analyste de la place, à des centaines de millions de dirhams. “Le calcul est simple: Mamda a vendu ses titres ONA à 750 dirhams en 2003. En 2010, pour sa sortie de la Bourse, l’action ONA s’est vendue à 1650 dirhams. Sans compter les dividendes remontés par le holding qui ont explosé entre-temps”, explique le col blanc. La Mamda-Mcma sera à nouveau généreuse avec le groupe royal lors du retrait des holdings ONA et SNI de la Bourse en 2010. La mutuelle choisit de ne pas apporter ses titres à l’offre de rachat initiée par le groupe royal, allégeant le coût de l’opération de près de 2 milliards de dirhams. Elle décide même de financer une partie de la facture de l’offre publique de retrait en souscrivant à des créances SNI. “Le fait de rester dans le tour de table de la SNI est une bonne décision de gestion. Le groupe se diversifie dans des secteurs porteurs, comme l’énergie. Ce sont nos sociétaires qui vont en profiter. Quant à l’emprunt, la SNI avait offert un taux d’intérêt de 5,6%, une rémunération très généreuse comparée au rendement offert à l’époque par le marché. Ce n’était pas un coup de pouce à la SNI, mais un deal win- win”, se défend un haut cadre de la Mamda.

Génération EY

Hors cote, Mamda-Mcma est aussi un soutien indéfectible pour les projets portés par l’establishment. Pour monter le projet Mazagan Beach Resort, chapeauté directement par le Premier ministre technocrate Driss Jettou et son ministre du Tourisme Adil Douiri, la mutuelle a été appelée à mettre la main à la poche pour soutenir l’hôtelier sud-africain Sol Kerzner. Idem pour l’Université Internationale de Rabat, projet porté par l’académicien Noureddine Mouaddib, et dont les contours, le business plan et le montage financier ont été dessinés dans les bureaux du conseiller royal Abdelaziz Meziane Belfqih. Medi1TV, chaîne qui avait vocation à devenir un outil d’influence au Maghreb mais qui s’est vite révélée un gouffre financier, fait aussi partie des opérations “politiques” réalisées par la Mamda.

Nous n’avons rien perdu avec Medi1TV. Nous avons vendu notre participation aux nouveaux actionnaires de la chaîne au prix que nous avons payé pour entrer dans le capital”, justifie un haut cadre de la Mamda-Mcma. Il se refuse toutefois de commenter les vieux deals du groupement mutuel. “Je suis arrivé il y a peu de temps. Je ne peux par parler de choses que je n’ai pas vécues”, justifie-t-il. Il a été casté dans le département finances de la mutuelle dirigée depuis 2010 par Larbi Lahlou. Ancien senior d’Ernst & Young (EY pour les intimes), ce jeune financier a débarqué au directoire de la Mamda au lendemain d’un changement majeur dans la gouvernance du groupement mutuel.

Le patron historique de la Mamda-Mcma, Abed Yacoubi Soussane, aurait été soupçonné de délit d’initié en 2008. “En sortant d’un conseil d’administration de la SNI, où le rapprochement avec le groupe maroco-émirati Somed réalisé en 2008 était en discussion, il aurait passé à son broker un ordre d’achat sur les titres SNI. Ce que n’auraient pas apprécié les managers du business royal”, raconte une source qui a vécu de près cette période tumultueuse. Le gendarme de la place, le CDVM, se serait emparé du dossier, qu’il aurait transféré après enquête approfondie au procureur du roi. Depuis, c’est silence radio.“Nous n’avons aucune nouvelle sur ce dossier. Il est peut être toujours en instruction ou même clos”, confie une source au CDVM – rebaptisé AMMC en 2015. “Il n’y a jamais eu de délit d’initié”,  dément un proche de Yacoubi Soussane.

Yacoubi Soussane, increvable

En 2005, l’entrée en vigueur du nouveau Code des assurances permet désormais aux mutuelles de s’organiser comme des S.A pour séparer l’exécutif des organes de contrôle. Réunie le 20 janvier 2010, une assemblée générale extraordinaire passe à l’action et les sociétaires votent à l’unanimité pour le modèle dualiste, à directoire et conseil de surveillance. Abed Yacoubi Soussane est élu le même jour président de ce dernier. “Une fonction honorifique” pour certains, “un placard doré” pour d’autres, où il garde, comme statué par l’AGE, tous les avantages financiers de ses anciennes fonctions d’hyper-patron.

Une sortie honorable pour un senior qu’on a voulu écarter en toute discrétion. “Yacoubi Soussane est un peu comme les hauts gradés de l’armée. Quand ils atteignent un certain rang dans la hiérarchie militaire, ils y restent à vie”, compare un banquier d’affaires. Pour le remplacer dans la gestion du groupement, on choisit un profil bien différent : Hicham Belmrah, un financier qui a passé toute sa
carrière à Ernst & Young pour finir partner de ce major de l’audit et du conseil. “Sa nomination n’est pas fortuite. Belmrah était le spécialiste des assurances à EY. Il connaît le secteur comme sa poche”, signale un de ses anciens collègues au cabinet. Depuis, c’est ce discret auditeur de 48 ans qui tient la barre du navire Mamda-Mcma, avec l’aide de son homme de confiance à EY, Larbi Lahlou aux finances. Mais l’ombre de Abed Yacoubi Soussane n’est jamais loin. Il contrôle toujours le nerf de la guerre : le comité des placements et des investissements, un organe créé dans la foulée de la transformation de l’organisation et qui statue sur toutes les opérations financières stratégiques de Mamda-Mcma. Et dans lequel siègent également des représentants des deux premières banques du pays, Attijariwafa bank et la BCP, Ismail Douiri et Karim Mounir en l’occurence. Des banquiers qui décident des placements d’une mutuelle ? “Pourquoi pas ?”, rétorque notre source à la Mamda. “En plus de notre partenaire historique le Crédit Agricole du Maroc, nous avons développé des partenariats avec la BCP et Attijari, dont le personnel souscrit aux produits Mamda-Mcma. Ils ont de fait le statut de sociétaire et peuvent en toute légitimité être représentés dans ses organes de gouvernance”, explique-t-il.

Un zinzin pas si fou

C’est grâce justement à ces nouveaux partenariats de bancassurance que la Mamda-Mcma est passée à la vitesse supérieure. Surtout celui conclu avec le groupe Banque Populaire. Une alliance qui a permis à la banque du cheval de s’appuyer sur un assureur (populaire) pour booster son activité de bancassurance. Et qui a ouvert à la mutuelle le vaste réseau d’agences de la banque. De 700 points de vente (dont 630 agences du Crédit Agricole du Maroc et seulement 70 agences détenues en propre), le réseau de l’assureur s’est élargi à 2000 points de vente. Des agences où les produits “vie” de la Mcma se vendent comme des petits pains. Le nombre d’affiliés à la mutuelle est ainsi passé du simple au double depuis 2010, franchissant à fin 2015 la barre du million de sociétaires. Les primes émises (chiffre d’affaires dans le jargon des assureurs) explosent : de 1,1 milliard de dirhams en 2011, elles plafonnent en 2015 à 2,7 milliards boostant la part de marché de Mamda-Mcma à 8,8%, trois points de plus qu’en 2010. Les réserves, déjà bien garnies, se renforcent au passage de 4 milliards de dirhams, pour dépasser les 10 milliards de dirhams. Idem pour les fonds propres qui flirtent avec les 10 milliards. “En cinq ans, la Mamda-Mcma a doublé de taille. Nous sommes désormais le troisième assureur dans le segment vie. Et nous restons l’organisme d’assurance le mieux capitalisé du secteur”, se réjouit un haut cadre de la mutuelle, qui confie que la Mamda-Mcma a “le potentiel pour devenir leader du marché de la bancassurance d’ici 2020”. L’assurance contre les risques climatiques lancée en 2011 est également pour beaucoup dans cette percée. Un produit monté en partenariat avec les ministères de l’Agriculture et des Finances, qui a connu un succès fulgurant. Dès sa première année de lancement, plus de 300 000 hectares de céréalicultures et légumineuses sont couverts pour une population de 50 000 agriculteurs. A fin 2015, ce chiffre dépasse vite le million d’hectares. De quoi susciter bien des convoitises et de réveiller les loups du marché. Comme Moulay Hafid Elalamy, ministre du Commerce et de l’Industrie, dont la compagnie Saham Assurance a essayé, début 2016, de doubler l’opérateur historique et ses autres confrères assureurs en négociant en catimini une convention individuelle avec les ministres Aziz Akhannouch et Mohamed Boussaïd. Objectif : mettre un pied dans le lucratif segment de la multirisque climatique.

Moulay Hafid Elalamy avec assurance

L’opinion publique a crié au conflit d’intérêt. Et les assureurs n’ont pas apprécié la méthode Elalamy, qui a voulu la jouer solo sans les impliquer dans les pourparlers avec l’Exécutif. La convention avec Saham a été suspendue et le ministre de l’Agriculture a fini par impliquer la Fédération des assureurs dans les pourparlers. Quant à la Mamda-Mcma, elle est sortie gagnante, restant à ce jour le seul opérateur habilité à commercialiser la couverture contre les risques climatiques. Une affaire que le management de la mutuelle, très peu rompu à l’exercice de la com’, ne veut pas commenter. Et que Moulay Hafid Elalamy n’a toujours pas digérée. Et il l’assume publiquement. Dans une interview accordée fin mars au quotidien Al Akhbar de Rachid Niny, le ministre businessman a attaqué frontalement la Mamda-Mcma, l’accusant de profiter d’une “position de monopole”. Il a soutenu que la mutuelle “était obligée, de par la convention qui la lie au gouvernement, d’intégrer d’autres opérateurs dans ce segment de marché. Ce que la Mamda n’a pas respecté”. En attendant de trouver une issue à ce blocage, et d’impliquer le maximum d’opérateurs pour atteindre l’objectif gouvernemental des 6 millions d’hectares couverts, la Mamda-Mcma continue d’engraisser ses comptes et ses réserves. Au nom du fellah. Et avec son argent.

 

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