Elhaité : « Les RDF italiens ne sont pas des déchets mais des alternatives industrielles »

Lors d’une intervention au Parlement, la ministre a insisté sur le fait que l’État n’a joué aucun rôle dans l’importation de ces déchets.

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Crédit: Rachid Tniouni
Crédit: Rachid Tniouni

Hakima Elhaité à l’épreuve du Parlement. Après s’être exprimé, le 11 juillet, devant la presse pour s’expliquer au sujet de l’importation de 2 500 tonnes de déchets provenant d’Italie, la ministre a dû intervenir devant les représentants ce 12 juillet pour s’exprimer sur le même sujet. Une intervention durant laquelle la ministre a contesté l’utilisation du terme « déchet » : « Il faut plutôt parler d’alternatives industrielles qui sont composés de produits de recyclage des restes du fer et du carton et qui ne contiennent aucun danger » a indiqué la ministre harakie. Et d’ajouter : « l’État marocain n’a pas décidé d’importer ces alternatives industrielles et n’en a tiré aucun profit. Cette importation a fait l’objet d’un contrat signé entre une usine au Maroc avec une autre usine en Italie ».

La ministre a également affirmé que cet échange entre les deux usines respecte les législations des deux Etats  ainsi que la Convention de Bâle, relative au contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et à leur élimination, ratifiée par le Maroc., Elhaité a également tenu à préciser que les déchets controversés n’ont pas encore été incinérés car leur analyse, censée être réalisée dans un pays tiers, n’a pas encore livré ses conclusions.

Le PJD souhaite une commission d’enquête

Contacté par Telquel.ma, le président du groupe parlementaire PJD à la Chambre des représentants, Abdellah Bouanou nous confie que son parti souhaite la création d’une commission d’enquête sur cette affaire. Pour le représentant parti de la lampe, bien que « la loi 28-00 relative à la gestion des déchets et leur élimination » encadre partiellement l’importation de déchets,  cette pratique n’est encadrée par « aucun décret d’application ».

Pour sa part, le député USFP Mehdi Mezouari n’a pas hésité à tancer le gouvernement en indiquant que ce dernier « doit assumer ces responsabilités et régler cette affaire au plus vite ».