Le CSCA met en garde Radio Mars, Chada FM et Radio 2M

Radio 2M, Chada FM et Radio écopent d’avertissements pour des émissions qui remontent à octobre 2015.

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Crédit : haca.ma

Trois radios se sont fait taper sur les doigts par le gendarme de l’audiovisuel. Entre février et mars 2016, le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) a adressé pas moins de trois avertissements, publiés au dernier Bulletin officiel. Et c’est Radio 2M qui ouvre le bal : Dans l’émission « Al journal al ijtimai », diffusée le 7 octobre 2015, un animateur « n’a pas respecté les dispositions relatives à l’honnêteté de l’information et des programmes », indique le CSCA. « L’édition de l’émission a été consacrée à la tension provoquée par les positions suédoises sur la question de l’intégrité territoriale du Maroc, durant laquelle l’un des animateurs de l’émission a considéré que les positions et les propos du premier secrétaire du parti de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) concernant les résultats des élections locales et régionales « malmènent le Maroc et ruinent son image » et qu’ils « constituent un danger pour le Maroc ».

Pareil pour Radio Mars, dont l’émission « Mars Champion’s », diffusée du 19 au 23 octobre 2015, n’a pas échappé à la vigilence de la HACA. L’objet de l’avertissement ? Un jeu concours où le nom et le slogan d’un sponsor – Petrom – ont été mentionnés jusqu’à vingt lors d’une seule édition. Les sages du CSCA brandissent ainsi l’article 19 du cahier des charges de Radio 20, société éditrice de Radio Mars : « La présence du parrain doit être clairement identifiée, en tant que telle, au début et/ou à la fin de l’émission (…) à l’exclusion de tout slogan publicitaire ou de la présentation argumentée de ses services ou d’un ou plusieurs de ses produits. »

Le troisième avertissement a été adressé à Chada FM, éditée par la société Chada Radio, à cause de son émission « Dine Wa Dounia » diffusée le 16 octobre 2015. La station a reçu ce jour-là un prédicateur, répondant au nom d’Abderrahmane Essakkach, dont les propos, jugés sexistes et discriminatoires, ont soutenu qu’une femme ne souffrant pas de précarité ne doit remplir que les occupations de son foyer.