Abou Hafs, prochain joker du parti de l’Istiqlal

Le contact a été établi avec l’ex-Cheikh salafiste pour l’inviter à se présenter sous les couleurs du parti de la balance à Fès.

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Abou Hafs Crédit: Yassine Toumi

Quelques mois avant les élections législatives du 7 octobre, le parti de l’Istiqlal renforce ses rangs. Selon nos sources au sein de la formation, le contact  a été établi avec Abdelouahab Rafiki, alias Abou Hafs, ancien détenu salafiste, actuellement membre du Parti de la renaissance et de la vertu (PRV), pour l’inviter à défendre les couleurs du parti de la balance dans la ville de Fès durant les prochaines élections législatives du 7 octobre.

Contacté par Telquel.ma, Abou Hafs affirme qu’il y a eu des échanges entre lui et les militants du parti de l’Istiqlal, mais il n’y a encore rien de concret. «L’idée est présente, il y a eu des échos positifs, mais il n’y a rien de concret pour le moment» nous déclare-t-il. Si son adhésion au parti n’est toujours pas officielle, tout n’est qu’une question de temps. «Mon expérience avec le PRV a été un échec, vu le manque de moyens financiers et logistiques (…) pour cette raison, j’ai décidé d’entamer cette nouvelle aventure». Avant d’intégrer officiellement l’Istiqlal, Abou Hafs a d’ores et déjà commencé le travail avec le parti de la balance, sous d’autres formes.

«Mon travail avec le parti de l’Istiqlal portera sur l’aspect scientifique (…) Nous aspirons à faire renaître le salafisme nationaliste marocain, comme Allal El Fassi – père fondateur du parti – est l’une de ses figures historiques» nous explique-t-il. «J’ai un rapprochement idéologique avec le parti de l’Istiqlal, qui a marocanisé le salafisme (…) le salafisme nationaliste est plus ouvert que celui venant de l’Orient».

Le parti de l’Istiqlal compte également collaborer avec Abdelouahab Rafiki sur les dossiers des détenus salafistes. «Les militants du parti m’ont invité à travailler avec eux sur le dossier des détenus salafistes (…) J’ai des contacts avec ceux qui sont toujours emprisonnés, j’aurais un rôle de conseiller et de médiateur dans ce sens», a déclaré l’ancien détenu salafiste.

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