Les parlementaires réclament 30 ans de prison pour les pédophiles

Les groupes parlementaires de la majorité et de l'opposition exigent le durcissement des peines d’emprisonnement et des amendes pour toute forme d'abus sexuel.

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Crédit AFP

En présence du ministre de la Justice et des libertés, Mustapha Ramid, trois groupes parlementaires ont présenté des propositions pour durcir les peines infligées aux personnes reconnues coupables d’actes pédophiles, lundi 23 mai, à la commission de la justice, de la législation et des droits humains. Les groupes parlementaires du Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM), du Progrès et du socialisme (PPS) et du Parti de l’istiqlal ont réclamé le durcissement des peines pour les crimes de pédophilie à 30 ans d’emprisonnement.

Par ailleurs, Abdelkader El Kihel, membre du parti de l’Istiqlal, a critiqué le gouvernement «qui a tardé à réagir sur une proposition de son parti déposée en 2013». De son côté, l’élu parlementaire du parti du tracteur, Salima Ferji, a affirmé que son parti réclame plus que des réformes partielles. «Nous avons proposé un projet de loi global qui concerne l’enfance d’une manière générale, composé de 38 articles (…) Nous avons inclus des peines pour le harcèlement sexuel sur les enfants via les moyens technologiques», nous déclare-t-elle, en référence au durcissement de la législation sur la pédopornographie.

La nécessité de légiférer des lois efficaces qui garantissent la protection contre des abus sexuels fait l’unanimité des groupes de la majorité et de l’opposition au sein de la commission de la justice, de la législation et des droits humains. À chaque fois qu’un scandale de pédophilie éclate, la société civile se mobilise, notamment pour dénoncer des peines de prison jugées souvent “trop clémentes”.

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