Les cinq films du réalisateur britannique Ken Loach qu'il faut avoir vus

Cinq grand films du très engagé Ken Loach. La sélection très subjective de Telquel.ma.

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Le réalisateur Ken Loach au Festival de Cannes. Crédit : AFP

La Palme d’or du Festival de Cannes a été décernée le 22 mai au cinéaste britannique Ken Loach pour son film Moi, Daniel Blake. C’est la deuxième fois qu’il reçoit la Palme après l’avoir remportée en 2006 pour le Vent se lève. Avec ces deux consécrations, il devient le septième cinéaste à être doublement primé après Bille August, Les Frères Dardenne, Emir Kusturica, Francis Ford Coppola, Michael Haneke et Shohei Imamura.

Lors de la remise des prix, Ken Loach en a profité pour dénoncer « les idées néo-libérales ». « Ce monde se trouve dans une situation dangereuse. Nous sommes au bord d’un projet d’austérité, qui est conduit par des idées que nous appelons néo-libérales, qui risquent de nous mener à la catastrophe » a déclaré le cinéaste, confessant que « ce sont les pauvres de la cinquième puissance mondiale qu’est l’Angleterre qui ont inspiré ce film. » 

Ce film raconte l’histoire de Daniel Blake, un menuisier de 59 ans qui se découvre cardiaque, ce qui l’oblige à avoir recours pour la première fois de sa vie à une aide sociale. Ses médecins lui interdisent de travailler mais l’administration anglaise le menace de sanctions financières s’il n’arrive pas à trouver un emploi. Durant ses pérégrinations et les interminables démarches administratives, il fait la connaissance de Katie, une mère célibataire qui est contrainte à loger à 450 km de sa ville natale sous peine de perde la garde de ses deux enfants. Les deux protagonistes vont s’entraider pour échapper à leur destin tragique.

Ce n’est pas la première fois que Ken Loach réalise un film où il exprime ses convictions politiques. Filmant d’une manière très réaliste, ce cinéaste est connu pour ses engagements contre les délocalisations, le néo-libéralisme, la dérégulation économique et les privatisations. Il est également un fervent militant pour la cause palestinienne et a rejoint en 2006 le mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre Israël.

En 2012, il réalise La part des anges où il raconte l’histoire de Robbie, un jeune écossais qui a vécu dans une banlieue connue pour sa violence et qui va tenter de s’insérer dans la vie sociale tout juste après être devenu père.

Pour son film Le vent se lève, qui a remporté la Palme d’or au Festival de Cannes en 2006, Ken Loach est revenu sur la guerre d’indépendance irlandaise qui a eu lieu entre 1919 et 1921. C’est l’histoire d’un groupe d’activistes irlandais qui se sont unis contre l’occupation anglaise.

En 2009, Ken Loach a réalisé un autre drame social. Looking for Eric raconte l’histoire d’Eric, un postier fan de football et plus particulièrement du club Manchester United, qui vit avec sa seconde femme dont les deux enfants fréquentent des gangsters du quartier et lui rendent la vie difficile. En reprenant contact avec sa première femme, Eric va vivre des moments douloureux qui vont le pousser à avoir des pensées suicidaires et des hallucinations, qui vont lui valoir la visite d’un de ses joueurs préférés Éric Cantona.

Un autre grand film du cinéaste britannique est Bread and Roses, sorti en 2000. Il traite de la lutte des travailleurs immigrés pauvres à Los Angeles pour avoir de meilleures conditions de vie et être syndicalisés afin de mieux défendre leurs droits. Dans ce film, Loach a fait appel à des vrais travailleurs immigrés et des syndicalistes pour mieux illustrer la réalité de son propos.

En 1995, Loach revient sur l’impact de la guerre civile des années 80′ au Nicaragua. En 1987 à Glascow en Ecosse, George, chauffeur de bus détestant la hiérarchie, rencontre Carla, une jeune réfugiée nicaraguayenne qui a fui la guerre dans son pays après avoir assisté à des événements tragiques. Tombant amoureux d’elle après l’avoir sauvée d’une tentative de suicide, George se rend avec Carla au Nicaragua afin de l’aider à oublier son passé douloureux. Arrivé au Nicaragua, il découvre les horreurs de la guerre.

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