Disparition de l'homme d'affaires et citoyen engagé Omar Slaoui

Malgré sa proximité avec les cercles d’influence, tous ceux qui l’ont connu, témoigne de sa « discrétion». Omar Slaoui s’est éteint le 12 mai et laisse ses proches terrassés. Il a participé à des événements marquants de la vie politique et économique du pays, avec une profonde humilité.

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Le monde de la culture et des affaires est sous le choc. L’un de ses plus brillants représentants n’est plus. « Nous avons perdu un ami ». Une affirmation reprise en cœur par un grand nombre d’acteurs de la vie économique du pays. « Nous nous sommes connus en France, notre retour au Maroc, au début des années 80, a scellé notre amitié à jamais »,  raconte Karim Tazi, dirigeant de Richbond, profondément ému.  Tous sont unanimes sur les qualités humaines de Omar Slaoui, décédé dans la nuit du 12 mai, des suites d’une maladie incurable. A l’aube de ses soixante ans, il laisse un cercle d’amis qui le qualifient, « de brillant, de très discret, malgré le fait qu’il soit bardé de diplômes de Ponts et Chaussés, Sciences Po et l’université de Berkeley », souligne Karim Tazi.

Cadet d’une fratrie de quatre frères et sœurs, ensemble, ils ont dirigé les entreprises familiales. Un groupe industriel, dont ils ont pris les rênes. Mais très vite, en parallèle, Omar s’investit dans le socio-culturel.  Durant les années 80, la ville de Casablanca représentait un terrain fertile à l’éclosion des activités sociales et culturelles. « Il se préoccupait énormément de l’intérêt général. Un sentiment exacerbé par l’ambiance familiale dans laquelle il baignait », souligne Tazi. En effet, la maison familiale a toujours été un asile et un espace d’accueil de toutes les tendances politiques de l’époque. Des meetings y étaient organisés, s’y retrouvaient les mastodontes de l’opposition du parti de l’Usfp. « Omar a très tôt développé un sens de l’intérêt national », précise Tazi.

Lorsqu’en 1996, il est sollicité pour intégrer le G14, Think Thank lancé par Hassan II, il y retrouve un ami de longue date, Mustapha Terrab, qu’il a connu sur les bancs de l’université américaine de Berkeley. Spécialiste de l’eau, de l’irrigation, du recyclage des eaux usées, Omar Slaoui a apporté son expertise durant les travaux de réflexion de ce groupe restreint, dont les membres ont été réunis sous la houlette notamment de son oncle, Driss Slaoui.

Des travaux qui se sont traduits par des réformes dont le Maroc profite encore.

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