EPC Maroc, l'expert en explosifs, investit 90 millions de dirhams à Settat

EPC Maroc envisage de transférer son outil de production et de stockage à Settat. Cette opération nécessitera un investissement de 90 millions de dirhams.

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Photo d'illustration. Crédit: EPC

EPC Maroc, la filiale marocaine de l’expert en explosifs forage et minage veut transférer ses activités de production d’explosifs de Bouskoura à Machraa Ben Abbou à proximité de Settat. L’objectif de cette opération est d’augmenter la capacité de production et de stockage de l’entreprise. « Notre localisation actuelle ne nous permet pas d’augmenter notre production. Nous voyons cette relocalisation comme une opportunité », confie à Telquel.ma Raphaël Bertran de Balanda, directeur général-adjoint de EPC Maroc. Les projets immobiliers réalisés à Bouskoura empêche la société de respecter la zone de sécurité minimale dans le cadre de tels projets.

Ce transfert d’activité permettra donc à EPC Maroc de réaliser ses ambitions d’extension. La filiale du groupe français EPC, ambitionne de contruire trois usines et 14 dépôts. Les trois unités produiront chacune un des produits phares de l’entreprise qui permettent de gérer de bout en bout le processus d’explosion utilisé pour toutes les applications de minage en Carrières et travaux publics.

Création de  200 emplois

La première unité aura une capacité de production de 150 tonnes/jour d’Ammonix, un produit explosif vrac. La deuxième unité sera, quant à elle, dotée d’une capacité quotidienne de production de 40 tonnes d’explosifs gels, rentrant dans la gamme d’explosifs encartouchée qui est également utilisé dans les travaux d’abattage en Mines, Carrières et Travaux Publics.  La troisième et dernière usine produira  50 000 unités de détonateurs électriques qui permettent de mettre à feu l’explosif gel, qui lui-même mettra feu à l’Ammonix.

Quant aux quatorze dépôts, le groupe EPC projette de construire quatre dépôts ayant une capacité de stockage de 15 tonnes d’explosifs, huit autres ayant une capacité de 10 tonnes et un autre d’une capacité de 20 tonnes. Un dernier dépôt permettra le stockage d’un million d’unité. Le projet nécessitera un investissement de 90 millions de dirhams et espère garantir 200 postes d’emploi.

Le directeur général-adjoint du groupe marocain, Raphaël Bertran de Balanda, espère pouvoir démarrer la construction de ces différentes installation d’ici la fin de l’année 2016.

Une ambition à l’export

Ce désir d’augmenter la capacité de production s’explique par la volonté de l’entreprise de rendre la zone Afrique indépendante et d’augmenter l’export vers l’Afrique subsaharienne. En 2015, l’entreprise revendiquait 30% des parts de marché de son secteur dans le royaume et un chiffre d’affaires avoisinant les 15 millions d’euros durant un entretien avec le quotidien Les Inspirations Eco. Mais avant de pouvoir réaliser cette relocalisation, la demande d’autorisation pour le projet d’investissement déposée au ministère de l’Energie et des mines la même année doit être approuvée. L’autorité de tutelle a décidé l’ouverture d’une enquête à partir du 1er mai 2016. Elle devrait durer un mois.

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