Benkirane, Bouaida, Sbihi... Tous riches nos ministres?

En parallèle de leurs fonctions de ministres, des membres du gouvernement contrôlent des sociétés dans l’immobilier, l’agroalimentaire, les hydrocarbures ou l’ingénierie de l’environnement. Aperçu de l’enquête que vous pouvez lire dans le numéro de TelQuel en kiosque.

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Nos ministres risquent-ils, au soir de leur vie, de tomber dans le dénuement ? Au moment où les réseaux sociaux s’agitent autour des retraites des ministres, la question est plus que jamais d’actualité. S’il est de notoriété publique que Moulay Hafid Elalamy ou Aziz Akhennouch sont chacun à la tête d’une fortune, ils ne sont pourtant pas les seuls à s’intéresser aux affaires. Certains de leurs collègues du gouvernement, sans pour autant être milliardaires, sont présents dans l’immobilier, les hydrocarbures, l’ingénierie de l’environnement ou encore l’agriculture. Des sociétés, qu’ils contrôlent directement ou indirectement en parallèle de leurs fonctions de ministres, qui leur rapportent de l’argent et qui, parfois, suscitent des interrogations quant aux conflits d’intérêts qu’implique la double casquette businessman-ministre.

Hakima El Haite, ministre chargée de l’Environnement

Après avoir vendu, fin 2014, son bureau d’études spécialisé dans l’ingénierie de l’environnement, la ministre harakie s’intéresse désormais à la mode, en préservant ses parts dans une boite qui fabrique des tresses d’étanchéité. La cession de son bureau d’études lui rapporte chaque trimestre 300.000 dirhams.

Mohamed Abbou : tel père tel fils

Le ministre chargée du commerce extérieur, qui porte le même nom que son père, possède deux sociétés à Fès opérant dans l’agroalimentaire et la promotion immobilière.

Mohamed Amine Sbihi : la culture des affaires

Le ministre de la Culture a un parc industriel qui porte son nom. Ses deux sociétés ont engrangé en 2014 un chiffre d’affaires de 35 millions de dirhams

Mbarka Bouaida : un business qui roule bien

Hydrocarbures, médias, pêche, céréales et légumineuses, mécanique automobile… Autant de secteurs où la jeune ministre détient des intérêts. Elle possède aussi 8 % des actions du holding familial Sahara Tekna, qui a rapporté en 2013 qui a rapporté en 2013 pas moins de 130 millions de dirhams.

Abdelilah Benkirane : l’islamiste libéral

Il n’a cédé ses parts dans son école privée, fondée avec le défunt Abdellah Baha, que fin 2014. Elle rapportait bon  an mal an quelque 600 mille dirhams

Mustapha Ramid : « Je n’ai rien à dire »

A propos d’un établissement scolaire où il détient des actions, le ministre de la Justice nous déclare : « « Vous voulez savoir s’il y a des conflits d’intérêts. Il n’y en a pas. Le détail n’intéresse personne. »

Nabil Benabdallah : rien à déclarer ?

« J’ai une toute petite micro société », déclare le ministre de l’Habitat.

Ahmed Toufiq : entre cultuel et culturel

« J’ai hésité entre une société et une association. La loi marocaine étant ce qu’elle est, j’ai lancé une société. Mais j’ai tenu à consulter Mohamed Achaari, alors ministre de la Culture, et il n’y voyait aucun inconvénient », explique le ministre des Habous et des Affaires islamiques. Manque de bol ! La société n’arrive pas à décoller.

Mustapha El Khalfi : une affaire de propreté

Des biens hérités de la famille, dont un hammam, et une société qui affiche un résultat déficitaire. Voilà ce que possède de la ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

Lahcen Daoudi : Béni (des dieux) Mellal

« Les premières études socio-économiques en Arabie Saoudite, c’est moi qui les ai faites », s’enorgueillit-il.

Lahcen Haddad : un maroquin, rien d’autre !

« Pour éviter les conflits d’intérêts, j’ai tout vendu », précise le ministre du Tourisme. Médias, conseil,, consulting… voilà ses domaines de prédilection.

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