Des agressions sexuelles commises par des étrangers étouffées par la police suédoise

La police suédoise reconnait avoir étouffé une vague d’agressions sexuelles, commises par une majorité d’étrangers, lors d’un festival à Stockholm aux mois d’août 2014 et 2015.

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Un concert lors de l'édition 2015 du festival "We are Sthlm" - Crédits : Facebook - We are Sthlm

Le quotidien suédois Dagens Nyheter révèle le 11 janvier que la police du pays a étouffé une vague d’agressions sexuelles lors des éditions 2014 et 2015 du festival « We Are Sthlm ». Le festival se déroule à Stockholm au mois d’août et se présente comme l’un des plus grands d’Europe pour les adolescents. 38 agressions sexuelles, dont deux viols, ont fait l’objet de plaintes pendant les deux éditions.

Ces révélations ont été faites après le tollé soulevé par la lenteur avec laquelle la police de Cologne a rendu publique l’ampleur des violences commises dans la nuit du Nouvel An. Le journal suédois cite un rapport de police sur une des deux éditions (sans préciser laquelle) mentionnant que les soupçons s’étaient portés sur un groupe d’une cinquantaine d’adolescents afghans, en majorité des demandeurs d’asile mineurs non accompagnés.

Silence policier

Un porte-parole de la police interrogé par l’AFP, Varg Gyllander, a dans un premier temps évoqué près de 100 arrestations. Mais il a dit plus tard que leur nombre exact n’avait pas été établi. Après chacune de ces deux éditions du festival, la police avait affirmé qu’il y avait eu « relativement peu de délits et de personnes interpellées comparé au nombre des participants  », a rappelé M. Gyllander. Aucune condamnation n’a été prononcée depuis, selon la police.

Le directeur de la police nationale, Dan Eliasson, a estimé qu’il n’était « pas facile d’enquêter » sur des faits de cette nature, commis au milieu d’une foule dense. Il précise que, de manière générale, la police « essaye d’éviter d’évoquer l’appartenance ethnique  » des suspects.

Le fait que la police n’ait pas informé le grand public est selon le Premier ministre Stefan Löfven « un problème de démocratie pour notre pays  ».

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