Les visages du Maroc s'exposent à Marrakech

Le street artist Hendrick Beikirch s'expose depuis le 7 décembre et jusqu'au 16 janvier 2016 à la galerie Jardin Rouge de Marrakech.

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Crédit : Yassine Toumi

Cette luxuriante résidence d’artistes, située à quelque 30 kilomètres de Marrakech, s’étend au cœur d’une oliveraie de plus de 10 hectares. Elle accueille dans ses anciens bâtiments en pisé entièrement repensés et rénovés, plusieurs ateliers, salles de travail, bibliothèques, salons et structures diverses mises à la disposition des artistes invités ou résidents.

Le Jardin rouge est la propriété de JLH ou plutôt de « Jean Louis », cet homme d’affaires mécène installé au Maroc depuis plus de 40 ans qui souhaite garder l’anonymat. Ce féru d’art moderne, et de street-art a ouvert sa demeure aux artistes de toutes nationalités. L’organisation du Jardin rouge est basée sur l’autarcie, les artistes ont à disposition des murs, des cadres et des bombes de peinture. Ils disposent même d’un personnel chargé de les choyer.

C’est dans ce véritable petit paradis que le street artiste Hendrick Beikirch a choisi de laisser libre cours à sa créativité. Il y expose « Tracing Morocco » une série de 22 portraits de Marocains et Marocaines qu’il a saisis dans tout le Maroc. À travers ses portraits, le street artist souhaite attirer l’attention des visiteurs et des passants en se concentrant sur les métiers de ses modèles, qui se perdent.

 

Crédit : Yassine Toumi

Crédit : Yassine Toumi

Crédit : Yassine Toumi

Crédit : Yassine Toumi

Crédit : Yassine Toumi

Crédit : Yassine Toumi

Crédit : Yassine Toumi

Crédit : Yassine Toumi

Crédit : Yassine Toumi

Crédit : Yassine Toumi

A son arrivée au Maroc en 2014, son œil aiguisé d’artiste avait alors relevé le décalage entre la modernité qui se dégage et tous les gestes ancestraux de ses modèles, menacés par le développement industriel en cours au Maroc. Le visiteur pourra ainsi déambuler au milieu des visages façonnés par le temps de Mohamed le fermier, Mounir le pêcheur ou encore Abderrahim le tisserand.

Et s’il ne vous est pas possible de vous rendre au Jardin rouge alors il vous sera toujours possible de voir une des toiles que l’artiste allemand reproduira à Marrakech sur un immeuble de la rue Ikhaa et sur un autre immeuble de Casablanca en Janvier puis à Zurich et en Allemagne. A noter que pour préserver la tranquillité des artistes en résidence, les visites au Jardin Rouge sont possibles sur uniquement sur demande en contactant les organisateurs.

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