La "folle semaine" de Mohamed Benyahia, négociateur à la COP21

Le journal français, le JDD, a suivi le négociateur marocain dans son travail au sein d'un groupe de négociation.

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Laurent Fabius dirige une réunion à la COP21, à Paris. Crédit : ALAIN JOCARD / AFP

Du mercredi au vendredi, la « semaine » du JDD est courte, mais intense, pour Mohamed Benyahia. Le conseiller marocain fait partie du « groupe de contact » chargé de remettre un projet d’accord au président de la Conférence pour le climat, vendredi dernier. « Je suis comme un tableau de bord, une boussole. Chaque jour j’ai fait la synthèse de tout ce qui s’est dit dans l’ensemble des groupes de travail et j’ai rendu compte à ma ministre. Je lui ai donné des photos de l’état d’avancement de négociations. Car ici tout change, sans arrêt… », a-t-il déclaré à la publication. De 8h du matin à 21h le soir, au plus tôt, le planning de Mohamed Benyahia est chargé. Comme les séances de pourparlers autour des financements « où l’opposition Sud-Nord se cristallise […] Les grands pollueurs bottent en touche […] », selon le JDD.

Un rythme éffréné

Pour cet habitué des conférences, une nouveauté : « Le rythme est plus intense que dans les COP précédentes. C’est indispensable pour essayer d’avancer mais peut être aussi contre-productif. Un thème comme la finance est dispersé dans de nombreux groupes. Il devient difficile de synthétiser tout ça. »

Mercredi soir, le G77, coalition de pays en développement dont fait partie le Maroc, demande la réduction des sous-groupes. Un peu plus tôt dans la journée, le président de la COP et ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait déploré un « rythme trop lent ». Jeudi, le négociateur marocain se réjouit d’une reprise de dialogue entre les « pays développés » et les « pays en voie de développement ». Avant le dénouement : « Nous avons finalement retenu le texte de compromis. Le groupe de contact travaille maintenant dessus pour l’améliorer et le remettre demain à Laurent Fabius ». Le journal conclue en pointant du doigt le système « peut-être dépassé, incompréhensible au plus grand nombre ». Le négociateur reconnaît mais justifie : « Mais enfin les problèmes auxquels nous sommes confrontés sont graves, et nous n’avons pas jusqu’à présent inventé mieux pour tenter de les régler. » Samedi, les ministres avaient pris le relais des travaux.

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