A sa sortie de prison, Oussama El Khlifi veut se consacrer à ses études

Oussama El Khlifi veut "récupérer le temps perdu"

Oussama El Khlifi, l'un des activistes les plus médiatisés du mouvement du 20 février, est sorti de prison. Le "Che de Salé" s'est assagi, et veut se consacrer aux études.

Par

Oussama El Khlifi lors d'une manifestation du 20-février. Crédit: AFP

Oussama El Khlifi sort de prison après y avoir purgé une peine de 2 ans et demi pour «viol d’un mineur et état d’ivresse». Une peine qu’il conteste encore en parlant d' »injustice« . Quoiqu’il en soit, cette condamnation a surtout pris Oussama El Khlifi de court, alors que ce dernier venait de vivre une année exceptionnelle avec le mouvement du 20 février, suivie de son adhésion controversée au PAM (Parti authenticité et modernité), dont il avait dénoncé les leaders lors des manifestations du 20-février.

Disparu des radars depuis, qu’est-il advenu de celui qui avait été surnommé par la presse étrangère le « Ché de Salé »? El Khlifi a décroché durant sa période d’incarcération deux baccalauréats et est actuellement en deuxième année de droit et en première en psychologie. «C’est une façon pour moi de faire face à mon injustice», nous déclare-t-il.

Il explique que la période qu’il a passé dans la prison lui a permis de « prendre du recul » par rapport à plusieurs points. «J’ai eu le temps de repenser à certaines de mes prises de positions impulsives. Le fait de rejeter toutes les propositions que le régime faisait à l’époque, lui préférant la politique de la chaise vide», raconte El Khlifi. Des positions à mettre sur le compte du manque d’expérience et du jeune âge d’Oussama, se justifie-t-il.

Reviendra-t-il au PAM maintenant qu’il est sorti de prison? En plein jugement de son affaire, la « commission de déontologie » du PAM avait gelé l’adhésion d’Oussama El Khlifi, mais ni le conseil national ni le bureau politique n’avaient entérinés cette décision. Cela ouvrirait-il la voie à son retour?

El Khlifi, est de son côté prudent mais ne veut pas insulter l’avenir. «Je dois prendre le temps de revoir le champ politique, son évolution et également me renseigner avant de prendre ma décision», avance-t-il.

Hésitant, donc. Mais Il y a tout de même quelques chose qui revient en boucle dans la bouche d’El Khlifi:  c’est sa volonté de se consacrer à ses études, sa priorité, et de «récupérer le temps perdu». D’ailleurs la première des choses qu’il veut faire à sa sortie de prison et d’aller voir sa famille «qui a tant souffert pour (lui)», et «d’aller prendre un café près de la mer».

article suivant

Genève III sera “un tournant”... ou le Maroc n'y retournera pas

Engagez-vous à nos côtés, pour un journalisme indépendant et exigeant.
Abonnement 100% numérique.

Tout TelQuel en illimité

Accédez à tous nos articles sur
ordinateur, tablette et mobile.

Les alertes confidentielles

Recevez par mail, les informations
confidentielles, en avant-première.

Le magazine en numérique

Recevez le magazine TelQuel en format
numérique en avant première.

Abonnement 100% numérique, à partir de 10DH le premier mois, puis 49DH par mois.