Témoignage d'un Marocain « miraculé » des attentats de Paris

Le Marocain Yasser Bensalah raconte l'horreur qu'il a vécue le soir du 13 novembre.

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Le trottoir du Bataclan le 18 novembre. DOMINIQUE FAGET/AFP

Le Marocain Yasser Bensalah raconte l’horreur qu’il a vécue le soir du 13 novembre.

«  Le terroriste ne faisait aucune distinction. Toutes les personnes qui se trouvaient sur la terrasse du café du Bataclan étaient visées », c’est en ces mots que Yasser Bensaleh, jeune marocain blessé lors des attentats de Paris, résume à l’agence MAP l’horreur qu’il a vécue le soir du 13 novembre. Cet ophtalmologue, qui s’apprêtait à ouvrir son cabinet à Casablanca était en visite touristique de cinq jours à Paris. Il a été blessé à la jambe par une balle lors de la fusillade qui a visé le café du Bataclan.

« Je devais quitter samedi Paris pour rejoindre mon épouse et ma fille, qui étaient à Madrid et à la veille de mon départ j’ai été invité par des amis, un Tunisien et un Egyptien, pour prendre un café dans le 11-ème arrondissement », a-t-il confié à la MAP. « On était à la terrasse du café. Tout se passait normalement, jusqu’à 21 heures 20, lorsqu’un terroriste a surgi de nulle part, et a commencé à mitrailler à l’aveuglette. On a été parachuté dans une zone de guerre », dit-il.

Son passeport l’a sauvé, son ami a été tué

Avec une voix émue et les larmes aux yeux, Yasser Bensalah se considère comme un miraculé, car il a pu échapper de justesse à une balle qui lui a effleuré le corps, déchiré le zip de sa veste et transpercé son passeport qu’il avait dans l’une des poches de la veste. « Mon passeport m’a sauvé la vie », estime-t-il.

Il a indiqué qu’il s’est abrité derrière une table pour se protéger des tirs nourris, avant de recevoir une balle au niveau de la jambe. En dépit de sa blessure, il avait réussi à rejoindre un autre café dans le même secteur, qui a été encerclé et entièrement sécurisé par la police et les secouristes qui fournissaient les premiers soins aux blessés dont certains ont réussi à quitter  la salle de spectacle Le Bataclan où ils étaient pris en otage, a poursuivi Yasser Bensalah, affirmant que par la suite, il a téléphoné à son ami tunisien resté dans le café attaqué, qui a été grièvement blessé au ventre. Resté sans nouvelles de son ami égyptien, il a appris qu’il a été tué dans l’attaque.

Un peu plus tard, les services de secours sont intervenus et lui ont fourni, ainsi qu’aux autres blessés les premiers soins, avant d’être transféré dans un hôpital parisien où il avait subi une opération chirurgicale à la jambe. Yasser Bensaleh, qui a quitté jeudi l’hôpital, se porte aujourd’hui mieux et devra quitter Paris dans quelques jours.

Agence MAP

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