France : Des premiers incidents islamophobes recensés

Un homme d’origine turque a été pris pour cible, en France, en raison de sa couleur de peau. Un Maghrébin a aussi été visé, par un groupe d'extrême droite.

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Un homme a été blessé par balle à Cambrai, dans le nord de la France, dans la nuit du 14 au 15 novembre en raison « de sa couleur de peau ». Le tireur présumé s’est ensuite donné la mort, révèle lundi le parquet de Cambrai.

La victime, un homme d’une trentaine d’années, d’origine turque, mais résident en France, a été blessé par balle de petit calibre vers minuit, alors qu’il se trouvait sur un trottoir à proximité d’un établissement « de type kebab », a indiqué Rémi Schwartz, le procureur de Cambrai. Il a été touché dans le dos et ses jours ne sont pas en danger.

Le coup de feu a été tiré à partir d’une voiture arborant un drapeau tricolore bleu-blanc-rouge sur le capot, avec trois personnes à bord. Selon le quotidien régional La Voix du Nord, les occupants avaient ensuite pris la fuite, avant que deux individus ne soient interpellés dimanche. Le parquet indique qu’en réalité le tireur s’est donné la mort la nuit même du drame. Selon les premières auditions des deux autres occupants de la voiture (une femme née en 1989 et un homme né en 1996), toujours en garde à vue ce lundi, la cible a été choisie « en raison de son apparence civile ».

« La victime semble avoir été choisie au hasard, parce qu’elle avait une couleur de peau qui ne convenait pas au tireur », a indiqué M. Schwartz. « Apparemment, ils étaient susceptibles de chercher d’autres victimes », a-t-il ajouté. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Lille.

Plus tôt dans la journée du 14 novembre, un groupe d’extrême droite, organisait un rassemblement anti-immigrations et anti-réfugiés en Bretagne, dans l’ouest de la France. Des affrontements ont eu lieu avec des contre-manifestants. Une commerçante raconte à la radio France Bleu qu’une personne d’origine maghrébine a été prise à partie : « Non loin de notre magasin, un monsieur d’origine maghrébine a été pris par le col. Six personnes l’ont mis à terre. C’était un défoulement sur lui. C’était déchirant, on ne pouvait pas lui porter assistance. Il y avait des jeunes, mais aussi des quadragénaires. Ils disaient à la police et à la gendarmerie “on va les tuer, ils n’ont rien à faire ici ».

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