HRW appelle à abandonner les poursuites contre Monjib et d'autres militants

L’ONG Human Rights Watch monte au créneau pour demander l’abandon de poursuites contre Mâati Monjib et  d’autres activistes.

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L’ONG américaine Human Rights Watch (HRW) appelle les autorités marocaines à abandonner les poursuites entamées contre Mâati Monjib et les «activistes accusés de recevoir des fonds étrangers en vue de porter atteinte à la sûreté intérieure».

Dans un communiqué publié le 8 novembre, la directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch, Sarah Leah Whitson souligne que «l’accusation relative à l’obtention de fonds en vue de porter atteinte à la sûreté intérieure est manifestement politique, et fait suite deux années de harcèlement à l’encontre de Maâti Monjib et des autres activistes». Pour elle, cette poursuite n’est ni plus ni moins qu’«une indication supplémentaire que l’espace accordé à l’expression et à la pensée critique se rétrécit au Maroc».

Pour l’ONG américaine, les termes de l’article 206 sous lequel est poursuivi Maâti Monjib et les autres activités «pénalise diverses formes vaguement définies d’expression pacifique et d’activités qui bénéficient d’un financement étranger». Une forme de financement qui fait partie intégrante de l’exercice de la liberté d’association, ajoute HRW.

«L’acharnement judiciaire contre Maâti Monjib pourrait être le facteur commun qui relie une série de mesures répressives prises au cours de ces deux dernières années », a encore déclaré Sarah Leah Whitson. « Mais dans cette affaire, il n’est pas uniquement question d’un seul homme ; il y est question de l’intolérance croissante au Maroc envers les critiques et les associations qui s’expriment ouvertement, et envers le financement étranger légitime qui soutient certaines d’entre elles», a-t-elle conclu.

L’ONG appelle également à l’abandon de poursuites contre d’autres militants« coaccusés » aux côtés de Monjib. Il s’agit de Hicham Al-Miraat, Mohamed Essaber, Samad Iach, ou encore Hicham Mansouri.  Ce dernier purge déjà une peine de 10 mois pour «adultère».

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