Pour la presse nationale, le PJD grand vainqueur du scrutin – Telquel.ma

Pour la presse nationale, le PJD grand vainqueur du scrutin

 Les quotidiens nationaux relèvent quasiment à l'unanimité une victoire du PJD, notamment dans les grands pôles urbains et tirent les premiers enseignements du scrutin.

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 Les quotidiens nationaux relèvent quasiment à l’unanimité une victoire du PJD, notamment dans les grands pôles urbains et tirent les premiers enseignements du scrutin.

– « La lampe éclaire les villes et le tracteur laboure les campagnes », titre en Une Al Massae. Le premier journal en terme de diffusion estime que les partis de l’opposition ont subi « un coup dur » après la victoire du PJD dans la plupart des grandes villes, qualifiant ces résultats d' »historiques ». L’Istiqlal est le plus grand perdant de ce scrutin. Le parti nationaliste historique perd « son château fort électoral » de Fès, fragilisant au passage Hamid Chabat, le secrétaire général de la formation face à un Abdelilah Benkirane triomphant et appelant les chefs des partis de l’opposition à la « démission ». Dans un éditorial, Al Massae évoque une transformation « radicale » de l’électorat, qui vote « pour les partis et non pour les individus » comme ce fut le cas dans de précédents scrutins.

– De son côté, Aujourd’hui le Maroc parle d’un paysage politique « Bipolarisé ». ALM livre  un bilan des elections parti par parti. Pour ALM, le PJD, le RNI, le MP et le PAM sont les gagnants des dernières échéances électorales tandis que l’Istiqlal, l’UC, l’USFP  et la FGD sont les perdants.  Du coté des gagnants on apprend que le parti au tracteur a bénéficié d’ « une forte présence en milieu rural et de relais solides dans les milieux économiques ». Néanmoins le PAM a  souffert d’ « une mauvaise communication combiné à un manque de coordination » et d’un problème de leadership incarné par la surexposition de son secrétaire général adjoint, Ilyass El Omari. Pour l’Istiqlal, qui est considéré comme l’un des perdants du scrutin du 4 septembre. L’échec du parti de la balance lors des élections s’explique par « les guerres intestines » et l «apparition d’un courant contestataire en son sein ». ALM note néanmoins que certains notables de l’Istiqlal  « ont pu tirer leur épingle du jeu notamment Hamdi Ould Rachid ».

– Un son de cloche tout a fait différent est livré par le journal officiel de l’Istiqlal, Al Alam, qui affirme à contrario que   le parti «  a gardé sa place aux devants de la scène électorale nationale ». Le parti de Hamid Chabat argue la deuxième place en terme de nombre de sièges et l’expérience accumulée dans la gestion de la chose locale depuis des décennies. Ce score a été réalisé « malgré les irrégularités » constatées, avance encore le titre, qui affirme que sans cela, le parti « serait arrivé premier ».

– Poing victorieux et large sourire, « Benkirane frappe fort » peut-on voir en Une d’Akhbar Al Yaoum. Le directeur de la publication, Taoufik Bouachrine, rappelle que si le PAM est arrivé premier en terme de nombre de sièges, le PJD est, lui, premier en terme de voix avec 1,5 millions contre 1,3 millions pour le PAM. « Depuis 1963, aucun parti n’a pu réaliser des résultats aussi importants dans les villes comme celles réalisées par le parti de la lampe », ajoute-t-il. A la faveur de cela, le PJD « contrôlera 8% du budget des régions et des communes » et devra désormais faire montre  d’une gestion irréprochable des localités qu’il dirigera, ou il « subira le même sort que les autres partis ».

– « Indomptable PJD » titre le quotidien des Ecos qui affiche un Benkirane tout sourire et bras ouverts sur sa Une. Dans son édition du 7 septembre, le quotidien économique, qui parle d’un « raz de-marée » du PJD dans les grandes villes figure une interview du ministre de la Communication, Mustapha El Khalfi qui livre son analyse des élections. Pour le ministre le scrutin du 4 septembre prouve que « le Maroc a gagné le pari de la mise en œuvre de la Constitution en 2011 ». Les résultats de ces élections peuvent, selon El Khalfi, permettre au PJD de poursuivre « le processus de reforme » entamé avec ses alliés de la coalition gouvernementale. Le porte-parole du gouvernement note également que le parti de la lampe a « quadruplé ses performances dans le monde rural ».

– « Les élections du 4 septembre en 10 points ». Rachid Nini, directeur du quotidien Al Akhbar, deuxième en terme de diffusion, appelle à ne pas aller vite en besogne et désigner un vainqueur aux élections. Pour avoir un tableau complet, « il faut attendre l’élection des conseils municipaux et régionaux, qui éliront à leur tour les membres de la deuxième chambre ». Rachid Nini estime aussi que le scrutin a été « le plus mauvais en terme d’organisation », regrettant la « violence » et notamment celle « verbale » du chef du gouvernement. Pour Rachid Nini, la « force du PJD vient de la faiblesse de l’opposition », qui n’a jamais été aussi morcelée qu’aujourd’hui.

– Pour Al Bayane, quotidien affilié au Parti du progrès et du socialisme, «  le PPS confirme sa position en tant que force montante ». On remarque que le quotidien du parti du livre se félicite « des résultats importants réalisés par les partis de la coalition gouvernementale » ce qui selon lui témoigne du sentiment de sympathie qu’ont les citoyens envers le gouvernement.  Une alliance qu’entend maintenir le PPS qui, dans un communique relayé par le quotidien, annonce son intention de respecter « les alliances décidées dans le cadre de la majorité ».  On notera que l’ancien parti communiste a obtenu 1 766 sièges, se réjouissant d’une progression de 60% par rapport aux élections de 2009.

– Dans sa une, L’Economiste indique que le « PJD contrôle les métropoles ».  Dans un dossier entièrement consacré aux élections, le premier quotidien économique du royaume s’attarde sur les scores réalisés pars les fils d’hommes politiques. On apprend ainsi que Hassan Lachgar, fils du premier secrétaire de l’USFP n’a pas dépassé le seul d’éligibilité pour être élu à la circonscription de Youssoufia à Rabat. Tout le contraire de Yassine Radi qui a été élu a Sidi Slimane sous les couleurs de l’UC. A 25 ans, le fils du secrétaire adjoint de l’UC, Driss Radi, sera le plus jeune président de commune du royaume.

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