L'affaire du supposé travesti de Fès : le collectif Aswat dénonce une enquête inachevée

Non-accès aux soins, enquête sans suite et contradictions, le Collectif Aswat fait le point sur l’affaire du supposé travesti de Fès.

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Crédit : Goud

Le collectif Aswat pour la lutte contre la discrimination fondée sur la sexualité et le genre sort de son silence et revient sur l’affaire de l’agression du supposé « travesti » de Fès. Son communiqué intervient à la veille du procès ayant lieu au Tribunal de première instance de Fès et qui statuera sur le sort des agresseurs.

Non-accès aux soins

En plus de revenir sur l’histoire de l’agression, en citant la victime en personne, le collectif pointe du doigt le sort du supposé « travesti ». « Les autorités ont conduit la victime à la permanence de police où il a passé la nuit sans boire ni manger », indique le communiqué d’Aswat. Seconde mésaventure, cette fois-ci à l’hôpital El Ghessanni. L’établissement lui aurait refusé un certificat médical. Cela, sans « examen du médecin qui s’est limité à dire que mon état était stable et qu’il n’y avait pas à s’inquiéter », raconte Aswat en citant la victime. Celle-ci a finalement pu avoir un certificat médical, 4 jours après l’agression, auprès d’un médecin d’une structure hospitalière privée. « On peut noter que la victime a subi une discrimination dans l’accès aux services de santé », déplore Aswat.

Lire aussi : Arrestation de deux des agresseurs de l’homosexuel supposé de Fès 

Enquête sans suite

Dans le même communiqué, le collectif ne manque pas de souligner qu’aucune véritable suite n’a été donnée aux promesses émises par les ministres de la Justice et des Libertés et de l’Intérieur. Seuls deux agresseurs ont été arrêtés, alors que la vidéo indiquait bien plus. Par ailleurs, le collectif relève un point de contradiction. Si dans cette affaire rien n’a été reproché par la justice à la victime, il reste que « d’anciennes affaires qu’Aswat a suivies révèlent des arrestations de personnes sur la base du faciès et de leur allure non conforme à la norme », indique le communiqué. Alors même que le code pénal ne considère pas la tenue vestimentaire comme motif de pénalisation.

Lire aussi : Le ministre de la justice condamne le drame du supposé travesti de Fès 

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