Un policier blanc américain tue un citoyen noir désarmé de 8 balles dans le dos

Une vidéo montre un policier américain tirer à plusieurs reprises sur un homme noir désarmé. Le policier avait pourtant affirmé avoir agi «en légitime défense».

Par

Une nouvelle vidéo émeut les Etats-Unis. Publiée par le New York Times le 7 avril et filmée par un amateur, elle montre un policier en Caroline du Sud aux Etats-Unis tirer à huit reprises sur un automobiliste noir.

Walter Scott, 50 ans, a été abattu samedi 4 avril dans la ville de North Charleston après une altercation avec le policier à un contrôle routier, l’un des feux de son véhicule ne fonctionnant plus, selon des médias locaux. Le policier, Michael Slager, 33 ans, a d’abord affirmé via sa radio, après les coups de feu, que la victime avait pris son pistolet paralysant, selon le New York Times. Mais l’incident qui s’est produit sur un terrain vague a été filmé par un passant, qui lance des jurons tout en enregistrant la scène.

Le policier dégaine son pistolet et tire huit fois sur le dos de l’homme

La vidéo montre que Walter Scott a été touché par ce pistolet paralysant au moment où une altercation opposait les deux hommes. Et alors que la victime, un homme corpulent, s’enfuit, courant avec difficulté, le policier dégaine son pistolet et tire huit fois sur le dos de l’homme. Il s’effondre après le dernier coup de feu. L’officier marche alors vers l’homme, allongé par terre, lui enjoignant de mettre les mains dans le dos avant de lui passer les menottes. Puis il semble récupérer un appareil qui est tombé pendant l’altercation et le jette près du corps de la victime.

Mais suite à la diffusion de cette vidéo, envoyée au New York Times par l’avocat de la famille de la victime, Michael Slager a été arrêté et inculpé de meurtre: il risque la peine de mort ou 30 ans d’emprisonnement,  et a été transféré au centre de détention du comté de Charleston, a annoncé la police.

Lors d’une conférence de presse mardi soir, la famille de la victime a rendu hommage au «héros» qui a filmé la scène. «S’il n’y avait pas eu de vidéo, connaîtrions-nous la vérité? Ou aurions-nous vu ce qui est sorti récemment? Mais maintenant, nous connaissons la vérité», s’est interrogé le frère de la victime, Anthony.

Avec AFP

article suivant

Dernière minute, réorganisation, blocage… Bis repetita pour les Marocains résidant à l’étranger